Liban : l’examen budgétaire de 2019… à huis clos
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 20 mai 2019 Dernière mise à jour le Lundi 20 Mai 2019 à 09:00

Plusieurs sujets litigieux ont été traités lors des assises du Conseil de gouvernement libanais dans le cadre de la réforme budgétaire de 2019. Le point.

Le Conseil des ministres libanais s’est réuni vendredi 10 mai pour clore, comme prévu, la série des réunions dédiées à l’examen de l’avant-projet de budget de l’année 2019. Toutefois, d’autres discussions sont prévues pour achever l’examen du budget, en l’absence d’un consensus.

Pendant ce temps, la perspective des mesures économiques d’austérité suscite l’inquiétude des Libanais.

La baisse des salaires, un sujet épineux à l’ordre du jour

Si cet avant-projet est approuvé par le gouvernement, les rémunérations de la fonction publique connaitront une baisse significative, y compris celles des hauts responsables et des députés. L’objectif, selon le ministre de l’Industrie Wael Abou Faour, est de donner l’exemple aux citoyens libanais et « faire preuve d’un esprit de solidarité et de sacrifice ». Il n’en fallait pas moins pour susciter l’ire des fonctionnaires qui, craignant une baisse imminente de leurs salaires, sont massivement descendus dans les rues de Beyrouth pour manifester et scander des slogans hostiles au gouvernement.

Une taxe d’importation supplémentaire sera mise en place

Les marchands libanais vont dorénavant devoir payer une taxe supplémentaire, s’élevant à 3%, sur les produits importés, à l’exception des matériaux destinés aux industriels locaux. Une mesure qui, selon le ministère de tutelle, a pour objectif de protéger l’industrie libanaise et dynamiser la réforme industrielle initiée par le gouvernement. Il convient de préciser que l’adoption du budget de l’année en cours précèdera la mise en œuvre d’une série d’engagements pratiques afin d’accélérer le déblocage de 11 milliards de dollars d’aides au titre de prêts et de dons.

Compte tenu de la hausse de 11% du ratio déficitaire de l’exercice écoulé, un plan de réduction du déficit public (d’un point de PIB/an) est également prévu. Il devrait s’étaler sur une période de cinq ans dans l’objectif d’amorcer une « reprise économique prospère et durable » au pays du Cèdre, selon le gouvernement.

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