Algérie : le Forum des chefs d’Entreprises plonge dans la tourmente
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Rédaction Ecomnews Med
mercredi 29 mai 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 29 Mai 2019 à 09:48

Le syndicat patronal algérien, Forum des chefs d’Entreprises, a quelques jours des élections prévues le 24 juin 2019, se trouve éclaboussé par une affaire d’irrégularités dans le scrutin. Après la démission, le 21 mai, du président par intérim du FCE Moncef Othmani, Hassan Khelifati, Pdg du Groupe Alliance Assurances, vice-président et candidat à la tête du syndicat patronal renonce lui aussi à ses ambitions dans ce contexte. Les deux hommes entendent créer un nouveau mouvement.

Rien ne va plus au Forum des chefs d’Entreprises. Un climat délétère entache le syndicat patronal algérien. « Le FCE est devenu un instrument politique proche du pouvoir ce qui a entaché son image », a expliqué, le 22 mai 2019, Hassen Khelifati à Ecomnewsmed.

Le Pdg du Groupe privé Alliance Assurances, vice-président du FCE et candidat aux élections a fait volte-face quelques heures après la démission de Moncef Othmani, président par intérim du FCE. Tous deux dénoncent des irrégularités ayant entaché le processus électoral. Selon, Hassen Khelifati, l’autre parti, emmené par Sami Agli, aurait « fait inscrire massivement de jeunes chefs d’entreprises débutants sur les listes de délégués et en payant même leurs cotisations dérisoires (…).  Le président par intérim et certains membres honnêtes ayant découvert la manœuvre ont rejeté les listes confectionnées dans l’illégalité la plus totale (…) Ce climat malsain et cette tension permanente autour du vote entretenu sciemment par les anciens vice-présidents a contraint le président par intérim à jeter l’éponge et à dénoncer ses agissements », explique Hassen Khelifati.

Nouveau syndicat patronal

Moncef Othmani, Pdg de Fruital Algerie et Daba Algérie, refusant de « cautionner l’organisation d’élections irrégulières », a présenté sa démission le 21 mai. Dans un communiqué, il dit avoir fait l’objet, dès sa prise de fonction le 7 avril, « d’une campagne diffamatoire d’une rare violence ».

Succédant à Ali Haddad, démissionnaire et qui sera jugé le 3 juin prochain, il dénonce publiquement des « insultes et menaces physiques » dont il aurait été victime.

Suite aux démissions et révélations d’Hassen Khelifati et de Moncef Othmani, de nombreux chefs d’entreprises auraient quitté à leur tour le FCE. Affaibli, il aurait perdu de sa représentativité.

Voulant tourner le dos à ces pratiques, Hassen Khelifati, annonce le projet d’un nouveau syndicat patronal. « Après concertation, nous avons lancé une réflexion afin de lancer un nouveau mouvement à la rentrée, », a-t-il précisé. Les chefs d’entreprises dissidents feront connaître leurs contours de leur projet en  octobre.

N.B.C

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