L'élection présidentielle officiellement annulée en Algérie
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Rédaction Ecomnews Med
jeudi 6 juin 2019 Dernière mise à jour le Jeudi 6 Juin 2019 à 08:10

La présidentielle algérienne, initialement prévue pour le 4 juillet, est reportée à une date ultérieure. La décision du conseil constitutionnel évoque « le rejet des candidatures des deux candidats en lice ».

Deuxième date butoir, deuxième report. Les élections du 18 avril, décalées en raison de la démission du président Abdelaziz Bouteflika, devaient initialement avoir lieu dans les 90 jours suivant la vacance de la présidence conformément à l’article 102 de la Constitution.

A l’arrivée d’Abdelkader Bensalah au pouvoir, en tant que président par intérim, le conseil avait arrêté la date du 25 mai pour le dépôt des candidatures et la date du 4 juillet pour le scrutin… une date refusée en bloc par le mouvement de contestation qui agite le pays depuis février.

En effet, la rue estime que le pouvoir intérimaire, prolongement naturel du régime de Bouteflika, ne saurait garantir des élections transparentes et porteuses d’espoir pour la jeunesse algérienne. Les Algériens attendent plus que la démission de Bouteflika : poursuite judiciaire des hauts responsables politiques empêtrés dans les scandales financiers, séparation de l’armée et de l’exécutif, de « vraies » élections et une transition démocratique franche.

Une situation inédite 

De nombreux « potentiels » candidats à l’élection présidentielle algérienne ont appuyé les revendications de la rue, à l’exception des deux inconnus du grand public, Hamid Touahri (ingénieur en mécanique) et Abdelhakim Hamadi (vétérinaire) qui s’étaient présentés in extremis avant la date butoir du 25 mai.

Le Conseil constitutionnel a donc plaidé« l’impossibilité de tenir l’élection présidentielle du 4 juillet » et a confié au chef de l’Etat par intérim de « convoquer de nouveau le corps électoral et de parachever le processus électoral jusqu’à l’élection du président de la République et la prestation du serment constitutionnel », comme l’explique le journal étatique El Moujahid. Abdelkader Bensalah et son premier ministre Noureddine Bedoui résisteront-ils à la vague contestataire jusqu’à la tenue des élections présidentielles ?

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