Liban : vers une réduction du déficit à 4%
#Actualite #AnalyseEconomique #Decideurs #Economie #Emploi #Politique #LIBAN
Rédaction Ecomnews Med
vendredi 7 juin 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 7 Juin 2019 à 07:21

Dans le cadre des réformes promises par Beyrouth et en contrepartie d’une aide internationale, le Liban prévoit une réduction du déficit public à moins de 4% du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2023, a indiqué le conseiller économique du Premier Ministre. Le point avec Ecomnews Med.

La Banque Mondiale a classé le Liban au 142e rang (sur 190 économies) dans le rapport Doing Business de 2019. Une contreperformance que le Liban compte bien rattraper par une série de mesures profondes.

Le gouvernement a adopté lundi 27 mai un budget estimé à 17 milliards de dollars pour un déficit budgétaire aux alentours de 4,5 milliards de dollars. Un budget qui devra encore être ratifié par le parlement.

Un déficit ramené de 11,5% en 2018 à 7,6% du PIB cette année

Le budget ramène donc le déficit de 11,5% en 2018 à 7,6% en 2019, après des années de « dérapage ». Rappelons que le Liban s’était engagé en avril 2018 lors d’une conférence internationale parrainée par la France (CEDRE), à adopter des réformes structurelles en contrepartie de dons et de promesses de prêts à hauteur de 11,6 milliards de dollars (10,4 milliards d’euros).

Le Liban s’est également engagé à diminuer de cinq points le ratio déficit public/PIB sur la période 2018-2023. Nadim Mounla, conseiller économique du premier ministre Saad Hariri, a réitéré l’engagement du gouvernement à faire baisser le déficit, « entre 3,5 et 4% du PIB d’ici 2023 ».

Des promesses d’aides pour l’un des pays les plus endettés de la planète

Un plan d’urgence a été approuvé début avril en vue de réformer le secteur de l’électricité. Selon la Banque Mondiale, ce plan a été subventionné par l’Etat à hauteur de 3,8% du PIB, en moyenne, entre 2008 et 2017.

« D’ici 2020, (…) nous espérons que la subvention (de l’électricité) sera réduite de moitié », a déclaré le conseiller économique. Aujourd’hui, plus d’un milliard de dollars des montants promis lors de la conférence CEDRE « sont désormais dans les tuyaux» et ont déjà « été affectés à des projets », explique Nadim Mounla.

Rappelons que le Fonds monétaire international classe le Liban parmi les pays les plus endettés de la planète, avec une dette de plus de 150% du PIB. La croissance du pays a plongé ces dernières années en raison des tensions politiques internes aggravées par le conflit en Syrie.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *