Israël : Le gouvernement diminuera les dépenses publiques pour rétablir le déficit
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Rédaction Ecomnews Med
mercredi 19 juin 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 19 Juin 2019 à 07:40

Afin de réduire un déficit budgétaire croissant, Moshe Kahlon, ministre des Finances israélien, a élevé certains impôts en plus de baisses budgétaires dans les crédits alloués à la Défense et l’Education.

Le gouvernement israélien prend des mesures drastiques pour redresser les finances publiques. Le ministère des Finances israéliens, Moshe Kahlon, a en effet annoncé plusieurs coupes budgétaires, dont une de 3,25 milliards de shekels qui s’ajoute désormais à une baisse préalablement annoncée de 1,15 milliard de shekels alloués aux budgets de la Défense et de l’Education.

Dans un rapport établi par l’OCDE (Organisation de Coopération économique et de développement) sur l’économie israélienne en 2018, l’instance avait fait savoir que « les déficits budgétaires prévus seront élevés. Une consolidation fiscale soutenue sera nécessaire pour réduire la dette publique relative au PIB ».

Au mois de janvier, le Trésor avait également prédit une croissance économique ralentie en 2019, entraînant une pénurie budgétaire d’environ 10 milliards de shekels.

D’après les économistes, le programme de logement-phare promu par M. Kahlon est l’une des raisons principales de la hausse du déficit.

En effet, en dépensant des fonds sur des projets visant à rendre le logement plus abordable ainsi qu’en cédant aux demandes de salaires plus importants dans le secteur public (notamment dans la police), les ministres ont amplifié l’augmentation du déficit budgétaire.

Une initiative impopulaire avant le scrutin de septembre

Alors que les Israéliens retourneront aux urnes au mois de septembre, M. Kahlon semble avoir été dans l’obligation de prendre des décisions après l’échec de la formation d’un nouveau gouvernement.

Malgré la nécessité d’augmenter les impôts et certaines coupes dans les dépenses gouvernementales, au mois de novembre, M. Kahlon avait balayé les craintes sur le déficit croissant disant qu’il n’augmenterait pas les impôts pour aider à équilibrer les registres.

Cette nécessité était pourtant déjà connue au mois de décembre dernier, les dépassements budgétaires étant allés au-delà du déficit prévu de 2,9 %.

Pour les mois de janvier et février 2019, le déficit s’est élevé à 5,6 milliards de shekels soit 3,5 % du PIB sur une base annualisée, a expliqué le ministère des Finances au mois de mars.

Par conséquent, en plus des baisses budgétaires précédemment évoquées, le ministère propose une augmentation des impôts sur les voitures hybrides pour générer de nouvelles recettes, ainsi qu’une taxe sur les carburants industriels qui rapporterait environ 450 millions de shekels à l’Etat.

 

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