Liban : Les Russes et les Européens s’intéressent aux hydrocarbures libanais
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Rédaction Ecomnews Med
mercredi 19 juin 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 19 Juin 2019 à 09:48

Selon Nada Boustani, ministre libanaise de l’Énergie et de l’Eau, des entreprises européennes et russes souhaiteraient investir dans le secteur des hydrocarbures libanais, secteur dans lequel le pays débute et place beaucoup d’espoirs.

Les hydrocarbures libanais intéressent au-delà de la Méditerranée. C’est en 2018, il y a moins d’un an, que le pays a signé avec le russe Novatek, l’italien ENI et le français Total, son tout premier contrat d’exploration pour deux blocs d’exploitation. « Les Libanais vont profiter prochainement de ce secteur, qui ouvre la voie à de nombreux investissements et opportunités d’emploi » a déclaré Nada Boustani à l’AFP, avant d’ajouter : « Nous avons de grands espoirs dans ce domaine ».  

Un second appel d’offre a été lancé en avril 2019 pour l’exploration de deux blocs supplémentaires d’ici janvier 2020. A la suite de cet appel, « plusieurs grandes compagnies ont visité le Liban » a confié la ministre de l’Énergie et de l’Eau. Ainsi, deux compagnies russes, une compagnie anglaise et des entreprises américaines ont montré de l’intérêt pour cet appel d’offres.

Cependant, le pays fait face à des problèmes liés à la démarcation de ses frontières maritimes avec ses voisins. Des travaux de forage doivent être lancés en mai 2020, mais une partie du bloc concerné, le bloc 9, se trouve dans une zone maritime disputée avec Israël.

Le pays rencontre également des problèmes de frontières avec la Syrie : les blocs 1 et 2 se situent près d’une frontière dont le tracé est contesté par Damas.

Mise en place de partenariats stratégiques

Quant à de futures négociations concernant ces différends, la ministre Nada Boustani reste optimiste et affirme que « le fait que le gouvernement a accepté de mettre les deux blocs (à la frontière) dans l’appel d’offres, signifie qu’il savait qu’un accord serait trouvé ».

En outre, plusieurs pays de la région de Méditerranée orientale ont décidé de lancer des partenariats stratégiques avec leurs voisins après la découverte de gaz naturel.

L’Égypte, Israël, Chypre et quatre autres pays ont ainsi annoncé en début d’année qu’ils allaient lancer un forum de coopération régionale sur le gaz. Le Liban n’y prendra cependant pas part étant donné ses divergences d’opinion avec la nation israélienne. « Si on se met d’accord sur le début de négociations avec Israël, outre les pourparlers concernant la frontière maritime, il y aura la recherche d’un mécanisme pour partager les champs maritimes communs, sous supervision internationale », a ainsi déclaré N. Boustani.

Reyane Sané

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