vendredi 28 juin 2019
Dernière mise à jour le Vendredi 28 Juin 2019 à 14:50
« A son arrivée au pouvoir en 1956, Habib Bourguiba a pu bâtir les droits humains des femmes alors qu’une mentalité en ce sens était déjà présente, avec une population qui l’acceptait » nous raconte la ministre tunisienne Naziha Laabidi.
Pourtant, le pays a encore du chemin à faire. D’après un rapport dévoilé début juin par Equal Measures 2030, la Tunisie se classe 67e sur 129 en termes d’égalité des genres. Tout juste devancée par l’Algérie (65), elle se place néanmoins devant la Turquie (70), la Jordanie (85), le Liban (86), l’Egypte (87) et le Maroc (88).
Afin de favoriser l’autonomie économique des femmes, la Tunisie a mis en place au printemps 2018 le programme Raida. Ce dispositif « est une ligne de credit dédiée spécifiquement aux femmes et qui leur fait bénéficier d’un crédit allant de 1000 à 10 000 dinars sans intérêts ni fonds propres. Ensuite, pour les emprunts de 10 000 à 100 000 dinars, les intérêts sont vraiment minimes » précise la ministre.
En un peu plus d’un an, le programme a permis la création de 3500 projets. « Notre ambition est d’arriver à 8000 en 2020 » précise Naziha Laabidi. Ces 3500 projets ont d’ores et déjà permis la création de 12 500 emplois à travers le pays.
Autre préoccupation majeure du pays : la lutte contre les violences de toutes sortes. « Nous sommes le 19e pays au monde à avoir promulgué la loi intégrale sur la lutte contre la violence faite aux femmes, y compris la violence politique».
A l’aube des législatives, accoître la représentativité des femmes dans la sphère politique est devenu une priorité.
EcomNews MED Vidéos
-
Covid19 : Quel est le rôle des organisations de support…
jeudi 4 juin 2020 -
Comment la France va-t-elle s’investir et aider l’Afrique ? Vidéo…
mardi 2 juin 2020 -
EBSOMED : Quels sont les résultats concrets de ce projet…
mardi 2 juin 2020
Réagissez à cet article