Liban : que prévoit le volet économique du plan Kushner dans le pays ?
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 28 juin 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 28 Juin 2019 à 07:30

Le plan de paix américain pour le Proche-Orient prévoit la levée de plus 50 milliards de dollars pour redresser l’économie des territoires palestiniens. Tout comme les Palestiniens, le Liban est contre ce plan.

Une levée de 50 milliards de dollars. C’est ce que prévoit l’initiative baptisée « de la paix à la prospérité » et proposée le 22 juin dernier par Jared Kushner, gendre et conseiller du président américain Donald Trump.

Le but ? Apporter une aide économique aux territoires palestiniens et aux pays abritant des réfugiés palestiniens, pour amener la paix dans la région. Parmi ceux-ci : le Liban.

Selon le plan américain, discuté lors de la conférence sur le développement palestinien à Bahreïn les 25 et 26 juin, le pays devrait toucher 6,325 milliards de dollars sous forme de subventions et de prêts publics ou privés. 

Que prévoit le plan dans les détails, au Liban ?

Le plan Kushner ne concerne pas directement les réfugiés palestiniens, mais vise à financer des travaux de modernisation des infrastructures libanaises.

Dans une première phase, le plan prévoit une subvention de 200 millions de dollars pour « soutenir l’intégration commerciale régionale ». Le but est « de réduire significativement les coûts des activités commerciales dans la région ».

Le plan économique prévoit également d’allonger le programme de l’OPIC (Overseas Private Investment Corporation), agence gouvernementale américaine de financement, investissant dans les marchés émergents. « L’OPIC pourrait étendre ses facilités de garantie pour les prêts en direction des PME au Liban » signifie le plan qui prévoit 135 millions de dollars de prêts.

Dans une deuxième phase, le plan veut débloquer pour le pays du Cèdre , trois milliards de dollars pour améliorer les routes, deux milliards de dollars pour construire un réseau ferroviaire et un milliard de dollars pour agrandir les ports et les aéroports.

Critique et rejet du plan américain

Mais le pays refuse d’ores et déjà ce plan et a par ailleurs boycotté la Conférence de Bahreïn à Manama tout comme les Palestiniens. Le Président du parlement libanais, Nabih Berri, a blâmé, le 23 juin dernier, la proposition d’investissement du Gouvernement de Donald Trump. Il a affirmé que Beyrouth ne sera pas « tenté » par l’argent aux dépens des droits des Palestiniens.

Le Premier ministre du pays, Saad Hariri a également critiqué le plan lors d’un discours. « Le Liban est avec la Palestine, et la Palestine est dans l’esprit de tous les Libanais et les Arabes. Que personne ne mette en doute la position de l’Etat libanais » a t-il déclaré.

Léa Christol

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