Tunisie : Les investissements étrangers augmentent de 17,6%
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Denys Bédarride
vendredi 28 juin 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 28 Juin 2019 à 14:51

Selon la CNUCED, après 5 années de baisse consécutives, les flux entrants bruts d’investissements directs étrangers en Tunisie ont augmenté de +17,6% en 2018 par rapport à 2017.

 

Selon le World Investment report 2019, publié chaque année par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), les flux entrants bruts d’investissements directs étrangers ont augmenté de +17,6% en glissement annuel en 2018, pour atteindre environ 1 Md USD (ce qui est comparable aux estimations de la Foreign Investment Promotion Agency – FIPA : +16,6% en g.a. à 1,1 Md USD).

Il s’agit de la première hausse depuis l’année 2012 selon la CNUCED. Si les flux annuels ont retrouvé leur niveau de 2015, ils sont encore loin de celui de 2012 (1,6 Md USD cette année). Selon le rapport, les flux d’IDE en 2018 étaient d’abord orientés vers le secteur industriel (375 M USD, soit environ 36% des IDE dirigés vers la Tunisie), puis vers le secteur de l’énergie (300 M USD, soit environ 29%) et des services (200 M USD, soit environ 19%), soit la même répartition sectorielle que pour la FIPA.

Selon la CNUCED et la FIPA, la France est le plus important fournisseur d’IDE en Tunisie en 2018, devant le Qatar.

Par type d’IDE, le nombre d’IDE de création (ou greenfield investment) en Tunisie apparaît en baisse en g.a. en 2018 (-15,3% à 554 M USD), et ce malgré le fait que les entreprises chinoises ont annoncé d’importants IDE de création. La Tunisie est le pays d’Afrique du Nord qui a accueilli le moins d’IDE en 2018, derrière l’Egypte (6,8 Mds USD en 2018), le Maroc (3,6 Mds USD), l’Algérie (1,5 Md USD) et le Soudan (1,1 Md USD).

Certes, ces flux représentaient 13,3% de la formation brute de capital fixe (FBCF) en Tunisie en 2018, soit un taux supérieur à celui des pays voisins (10,5% au Maroc et 2,3% en Algérie) ou à la moyenne mondiale (6%). Toutefois, ce ratio met surtout en lumière la faiblesse de l’investissement brut en Tunisie (le taux d’investissement brut étant estimé à 19,3% du PIB en 2018 selon le Fond Monétaire International).

Le stock d’IDE bruts entrants en Tunisie a diminué selon la CNUCED de -8,1% en 2018 en g.a. pour atteindre 26,8 Mds USD, soit 67,1% du PIB. Il s’agit d’un ratio supérieur à celui du Maroc (54,3% du PIB), de l’Algérie (17% du PIB) ou encore à la moyenne mondiale (38,1% du PIB).

 

Source : Service Economique Régional Tunisie / Libye – Ambassade de France en Tunisie

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