Les partis politiques algériens tendent la main à la société civile
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Rédaction Ecomnews Med
mardi 2 juillet 2019 Dernière mise à jour le Mardi 2 Juillet 2019 à 08:19

Les lignes bougent du côté d’Alger. Alors que le processus politique post-Bouteflika paralyse le pays, les rencontres se multiplient pour imaginer la transition. Après la rencontre entre les partis islamistes et Ali Benflis, ancien Premier ministre du président déchu, un regroupement de sept partis politiques et de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme a vu le jour. Le point avec Ecomnews Med.

Une sortie de crise se profilerait à l’horizon en Algérie. Certains partis politiques se sont unis à des acteurs majeurs de la société civile pour sortir le pays du bourbier post-Bouteflika.

Du temps de l’ex président, les Algériens déploraient une opposition divisée, gangrénée par la corruption et parfois à la solde du régime en place. Les partis dits « à tendance démocrate » n’arrivent toujours pas à tirer leur épingle du jeu malgré le grand vide politique laissé par l’après-Bouteflika.

C’est donc dans ce contexte que le RCD, le FFS, le parti des travailleurs (dont la leader Louisa Hanoune est toujours en détention) et d’autres formations se sont réunis pour formuler des propositions viables et crédibles afin de sortir du bourbier dans lequel s’est empêtré le pays. Dans leur déclaration commune, ces partis rejettent toute élection prématurée qui porterait au pouvoir les mêmes figures de l’ancien régime, tout en mettant en garde contre une vacance trop longue qui paralyserait les institutions du pays. La fourchette de 6 à 12 mois est jugée « raisonnable » par le communiqué.

Deux grands blocs politiques opposants émergent

Bouteflika a beau être hors-jeu, le pouvoir n’a pas encore dit son dernier mot. C’est le discours dominant dans la presse politique nationale. Un analyste, qui a souhaité gardé l’anonymat, a expliqué à nos confrères de RFI Afrique qu’ « aucun acteur politique n’arrivera à gagner seul face au pouvoir ».

Bien que les alliances soient pour l’heure encore incertaines, il semblerait que deux grands blocs politiques opposants émergent : celui des partis démocrates appuyés par la ligue des droits de l’homme, puis celui des partis islamistes qui semblent s’approcher du courant d’Ali Benflis.

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