Le Maroc peine à retenir ses cerveaux
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Rédaction Ecomnews Med
mercredi 3 juillet 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 3 Juillet 2019 à 08:37

La fuite des cerveaux marocains vers d’autres destinations place le pays en deuxième position des pays les plus touchés par le phénomène en région MENA.

Loin d’être un phénomène nouveau, la fuite des cerveaux continue de sévir au Maroc. Sécurité,  évolution de carrière, valorisation et épanouissement sont les principales raisons qui motivent cette mobilité. Le choix des cadres et des étudiants marocains de travailler et étudier à l’étranger, et très souvent d’y rester, est un phénomène qui met à mal le développement économique du pays.

Les compétences fuient le pays et ne reviennent pas

Selon une étude parue dans la dernière livraison du magazine anglais “Arab Weekly”, le Maroc enregistre le 2e taux de fuite des cerveaux le plus élevé dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). En effet, plusieurs compétences marocaines ainsi qu’une grande majorité d’étudiants préfèrent faire carrière à l’étranger.

L’étude décrit l’ampleur du phénomène à travers des chiffres alarmants. Pas moins de 50 000 marocains font leurs études à l’étranger et près de 20 000 experts et hauts cadres dans divers domaines optent pour une carrière à l’international.

L’hebdomadaire anglophone a mentionné un extrait du discours du Roi Mohammed VI le 20 août dernier, à l’occasion de l’anniversaire de la révolution du roi et du peuple, où le Souverain avait soulevé cette problématique. « Lorsqu’un nombre de jeunes, notamment parmi les hauts diplômés des branches scientifiques et techniques, pensent émigrer, ils ne sont pas uniquement motivés par les incitations alléchantes de la vie à l’étranger. Ils envisagent cette éventualité aussi parce qu’ils manquent dans leur propre pays d’un climat et de conditions favorables à la vie active, à la promotion professionnelle, à l’innovation et à la recherche scientifique ».

Une situation alarmante pour l’économie du Maroc

 

Le constat dévoilé par “Arab Weekly” est révélateur des difficultés économiques et du taux de chômage des diplômés au Maroc, qui font partie des principales causes de la migration dans toutes ses formes. En outre, d’autres aspects incitent les compétences marocaines à s’expatrier, notamment la modicité du budget consacré à la recherche, l’absence d’une stratégie claire et l’incapacité de l’économie nationale à répondre aux aspirations de ceux qui ont acquis un haut niveau de qualification.

Malgré ces chiffres alarmants, le gouvernement tente de rassurer. Appelé à s’expliquer sur le sujet à la Chambre des représentants, le ministre de l’Education nationale a exprimé que le phénomène de fuite des cerveaux touche tous les pays. « C’est une tendance mondiale liée à la mobilité des compétences qui cherchent à bénéficier de plus d’avantages et de salaires plus attractifs dans les pays d’accueil », avait-il indiqué.

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