Liban : sanctions américaines contre des députés du Hezbollah
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 19 juillet 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 19 Juillet 2019 à 09:08

Le Département du Trésor américain a ajouté à sa liste noire deux députés libanais du Hezbollah, en plus d’un haut fonctionnaire du département de sécurité. Le parti chiite a immédiatement condamné ces sanctions, affirmant qu’elles « ne changeront rien à (ses) convictions ».

Amine Sherri et Mohammed Hassan Raad, deux députés du Hezbollah libanais, et Wafiq Safa, chef de l’appareil sécuritaire, sont accusés par le Département du Trésor américain d’utiliser leur poste pour « exploiter le système politique et financier » libanais au profit du parti chiite et de servir l’agenda iranien.

Dans un communiqué rendu public le 9 juillet, l’administration Trump a accusé le Hezbollah de menacer la stabilité économique et sécuritaire du Liban et de toute la région, arguant que le parti chiite agit « au détriment du peuple et du gouvernement libanais ».

En 2017, une cinquantaine de membres du Hezbollah avaient été sanctionnés par Washington, mais c’est la première fois que des députés du parti sont épinglés. En 1995, le Département du Trésor américain avait classé le Hezbollah en tant qu’ « Organisation terroriste » à la suite des opérations armées du parti contre des objectifs américains au Liban.

Une escalade pour resserrer l’étau sur l’Iran

Cette escalade du côté américain intervient alors que l’Iran voisin a procédé à l’intensification de son activité d’enrichissement d’uranium au-delà de l’objectif civil. L’initiative de Téhéran est une réponse au retrait des Etats-Unis de l’Accord Nucléaire de 2015.

Dans une tentative de muscler sa campagne de pression sur l’Iran, l’administration Trump entend élargir son champ d’action aux alliés traditionnels de la République Islamique comme le Hezbollah et la Syrie de Bachar El Assad. En avril dernier, le Département du Trésor avait gelé les avoirs de personnes soupçonnées d’être proches du parti chiite et sanctionné des entreprises américaines et européennes qui avaient contourné l’interdiction d’exercer des activités économiques et commerciales avec Téhéran.

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