Algérie : le Forum civil pour le changement propose 13 personnalités
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Rédaction Ecomnews Med
mardi 23 juillet 2019 Dernière mise à jour le Mardi 23 Juillet 2019 à 07:19

Afin d’engager un dialogue avec le pouvoir pour sortir l’Algérie de sa crise, le FCC a dressé une liste de 13 personnalités pour guider les discussions.

Apolitiques et jugés intègres. Tels sont les critères que doivent respecter les personnalités choisies par le « Forum civil pour le changement » pour aider le pays à surmonter la crise. Le 17 juillet, cette organisation  a publié une liste de 13 personnes dans la perspective d’un dialogue constructif susceptible de sortir l’Algérie de sa crise politique.

Selon le président du forum, Abderrahmane Arar, la composition a été établie selon des critères précis tels que l’absence d’ambitions politiques, la non implication dans des affaires de corruption, l’absence de liens avec l’ancien régime, sans parler de l’acceptation par les deux parties concernées, à savoir le peuple et les instances actuellement en fonction.  

Cette initiative fait suite à l’appel, mi-juin, d’une centaine d’organisations de la société civile algérienne pour une « transition de six mois à un an maximum ».

Une initiative “positive” pour le président par intérim Abdelkader Bensalah

S’exprimant lors d’une conférence de presse, M. Arar a déclaré que les personnalités choisies par son organisation, qui comprend 70 associations, étaient toutes disposées à prendre part aux consultations qui décideront de l’avenir de leur pays.

Parmi eux figurent les deux anciens Premiers ministres, Mouloud Hamrouch et Mokdad Sifi, la Moudjahida Jamila Bouhrid, l’ancien ministre des Affaires étrangères Ahmed Taleb Ibrahimi et l’ancien président de l’APN (Assemblée populaire nationale), Karim Younes.

Cette liste inclut également les noms de l’avocat Mustapha Bouchachi, des militants des droits humains Aicha Zinai et Islam Benaya, des professeurs universitaires Nacer Djabi et Smail Lalmas, de la militante communautaire Nafissa Hireche et de la constitutionnaliste Fatiha Benabou.

Pour le président par intérim Abdelkader Bensalah, l’initiative du FCC constitue une « étape positive » et une « contribution concrète à l’amorce d’un dialogue constructif ».

L’arrestation de quelques manifestants fait réagir l’opposition

Par ailleurs, les partis d’opposition ont fait connaître leurs revendications en amont des pourparlers proposés par les dirigeants. Pour eux, aucune réconciliation n’est possible sans la libération des prisonniers politiques, le départ de personnalités liées à l’ancien régime toujours au pouvoir et l’octroi d’une plus grande liberté aux médias.

Évidemment, ces exigences sont les mêmes que celles sur lesquelles se fonde le Hirak algérien. Rappelons que récemment, suite aux manifestations qui continuent de faire vibrer le pays, plusieurs militants ont été maintenus en détention préventive à Alger, pour des motifs tels que le port du drapeau amazigh, ou l’atteinte au moral de l’armée.

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