Libye : Quelles sont les recommandations pour redresser l’économie du pays ?
#Actualite #AnalyseEconomique #Decideurs #Economie #Politique
Denys Bédarride
mardi 6 août 2019 Dernière mise à jour le Mardi 6 Août 2019 à 07:28

Lors d’un séminaire sur l’économie libyenne organisé à Tripoli le 27 juillet 2019 par le gouvernement d’union nationale, le ministère des finances, le ministère de l’économie et de l’industrie et la Banque centrale de Tripoli ont formulé des recommandations sur l’économie libyenne.

Un séminaire relatif aux conditions économiques actuelles en Libye et aux évolutions possibles de l’économie nationale a eu lieu samedi 27 juillet 2019 à Tripoli. Le séminaire était organisé et parrainé par le ministère des Finances de Tripoli, avec la participation de la Banque centrale de Tripoli et du ministère de l’Économie et de l’Industrie de Tripoli.

Après l’examen des indicateurs de l’économie libyenne et des politiques économiques, monétaires et commerciales mises en œuvre, notamment le programme de réformes économiques adopté fin 2018 par le Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale dirigé par Fayez el-Sarraj, les représentants des différentes entités ont formulé un certain nombre de recommandations, dont les plus importantes sont :

-lancer le Comité de politique économique et y inclure des politiques d’accompagnement telles que les politiques sociale et du travail ;

-achever le programme de réformes économiques en assurant la soutenabilité financière ;

-constituer une base de données statistiques aidant les autorités compétentes à la prise de décision ;

-favoriser la participation du secteur privé à l’activité économique du pays et créer un environnement plus propice aux affaires ;

-évaluer les effets de la taxe sur l’achat de devises étrangères ;

-réduire les délais des procédures douanières.

Selon les témoignages de chefs d’entreprise, analystes et critiques recueillis sur place par le journal Libya Herald, ces mesures ne seraient pas assez audacieuses pour relancer l’économie du pays.

Si la mise en place de la taxe sur l’achat de devises étrangères est perçue positivement, il faudrait selon eux une réforme des subventions, prenant la forme d’un paiement en espèces aux libyens ; dévaluer le dinar libyen et se référer à un taux de change unique.

Ces deux mesures devraient contribuer à mettre fin à la corruption étatique et aux distorsions du marché liées à l’Etat, ce qui in fine favoriserait le développement du secteur privé.

Source : Service Economique Régional Tunisie / Libye – Ambassade de France en Tunisie

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *