Maroc : le secteur ferroviaire sur de bons rails
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Rédaction Ecomnews Med
mercredi 14 août 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 14 Août 2019 à 15:29

Le secteur ferroviaire marocain s’est muni de nouvelles infrastructures et d’une ligne à grande vitesse connectant les principaux centres économiques du pays. Ecomnews Med fait le point.

Souvent critiqué ces dernières années, le secteur ferroviaire marocain a acquis de nouvelles infrastructures en 2019. De nouvelles gares, des lignes supplémentaires et le train à grande vitesse sont autant de réalisations qui confirment la volonté sincère de l’Office Nationale des Chemins de Fer (ONCF) de développer ce secteur vital.

ONCF : un grand chantier de restructuration dans tout le pays

Se référant au rapport publié par le Forum économique mondial en 2018, le quotidien britannique « The Times » rapporte que le système ferroviaire marocain se tient au 33ème rang mondial et reste le meilleur en Afrique. Cette progression est principalement due à un bon nombre de projets de restructuration entrepris ces dernières années, tels que le doublement de la ligne Casa-Marrakech sur une longueur de 170 km, qui a réduit d’environ 1 heure la durée du trajet entre les deux villes, le réaménagement du tunnel entre Rabat et Salé, et la construction de gares nouvelle génération à Casablanca, Rabat, Tanger, Oujda, Benguerir et Kenitra.

Pour un coût total d’investissement de 5,2 milliards de DH, le maillage du réseau entre Kenitra et la capitale économique du pays a également été élargi afin de doubler la cadence du trafic ferroviaire dans cette zone, puis d’assurer plus tard le départ d’un train toutes les 3 minutes.

Al Boraq : véritable pont entre les principaux pôles économique marocains

Le 15 novembre 2018, le roi Mohammed VI et le président français Emmanuel Macron ont inauguré le premier train à grande vitesse marocain, baptisé, « Al Boraq ». Ce projet, financé principalement par la France et des fonds d’investissement de trois pays du Golfe (Emirats Arabes Unis, Koweït, Arabie Saoudite), a coûté 22,5 milliards de DH et assure désormais la liaison entre Tanger et Rabat (1h20) et Casablanca (2h10), à une vitesse de 320km/h.

Le succès d’Al Boraq a été tel qu’il a fêté son millionième passager cinq mois seulement après son lancement, et se fixe déjà un objectif de 6 millions d’utilisateurs d’ici 2021. Pour Rabie Khlie, directeur général de l’ONCF en fonction depuis 2004, l’intérêt principal de ce dernier est d’abord de relier les principaux pôles économiques du pays, précisant que c’est l’une des raisons pour lesquelles PSA a décidé d’ouvrir une nouvelle usine à Kenitra.

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