Maroc : un des pays les plus exposés aux pénuries d’eau et à la sécheresse au monde
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Rédaction Ecomnews Med
mercredi 14 août 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 14 Août 2019 à 15:19

Le Maroc est classé 23ème parmi les 156 pays les plus exposés au stress hydrique, une position inquiétante qui invite le le royaume à investir davantage en termes de préservation d’eau.

Le World Ressources Institute (WRI) a publié récemment un classement des pays les plus exposés aux risques de pénuries d’eau et de sécheresse dans un avenir proche.

L’étude prend en compte aussi bien des indicateurs industriels, domestiques qu’agricole. Parmi les 165 pays évalués, le Maroc se retrouve à la 23ème place des pays les plus menacés par une pénurie hydrique. Encore plus surprenant, l’étude souligne que ce ne sont même pas les régions du Sud les plus sèches qui sont les plus exposées au risque mais bien celles qui combinent une population dense et une activité agricole fortement développée.

En tête de liste, la région de Chaouia – Ouardigha est la plus menacée par les pénuries, avec un indice de 0,92 sur 1 suivie par Rabat – Salé – Zemmour et le Grand Casablanca qui figurent également parmi les régions les plus à risque. La région de Guelmim – Es-Semara, est la moins touchée du royaume quoiqu’extrêmement aride. La situation géographique et le climat ne sont pas les seuls facteurs

La principale raison réside dans le non traitement des eaux usées :  82 % des eaux usées dans la région ne sont pas réutilisées alors qu’elles pourraient générer “une nouvelle source d’eau potable” d’après le World Ressources Institute (WRI).

Tandis que certains pays des plus exposés fournissent des efforts dans le recyclage des eaux usées à l’instar de Oman qui recycle 100% de ses eaux usées et en réutilise 78%, le Maroc reste à la traîne avec seulement 45% des eaux usées recyclées en 2017, et 20% réutilisées.

Des mesures doivent être prises d’urgence, selon le WRI, afin de remédier à ces pertes substantielles, éventuellement privilégier une agriculture efficace et moins gourmande en eau, et multiplier les stations de traitement des eaux usées, d’autant de solutions proposées par le rapport de WRI.

 

 

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