Israël : le trafic d'ivoire dans le collimateur des autorités
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Rédaction Ecomnews Med
mardi 20 août 2019 Dernière mise à jour le Mardi 20 Août 2019 à 08:47

En marge de la Convention sur le commerce international de faune et de flore sauvage menacées d’extinction, CITES, qui a lieu à Genève en Suisse entre le 1er et le 28 août, Israël a franchi le pas et a décidé de mettre un terme à la vente d’ivoire et son commerce sur son territoire

Des mesures radicales ont été prises à cet effet, une nouvelle juridiction spécialisée dans le commerce d’ivoire sera mise en place, dès 2021, pour éradiquer le « blanchiment » de l’ivoire.

« Les nouvelles régulations qui entreront en vigueur le 1er janvier 2021 autoriseront la possession de l’ivoire « ancien » – en remontant au milieu des années 1970 – mais rendront illégales les importations, les exportations et le commerce national de l’ivoire provenant des éléphants et des mammouths. »  rapporte le Times of Israël. 

De plus, les transactions de l’ivoire ancien seront fortement réglementées.  Dans certains cas, une autorisation préalable pourra être délivrée. Le Times of Israël cite par exemple la fabrication des touches d’un piano ou la poignée d’un couteau entre autres. 

Un débat houleux autour de l’ivoire 

La conférence dont le but est de solliciter les pays participants à veiller à ce que le commerce global respecte la faune et la flore, a eu lieu dans un contexte où l’Afrique s’anime d’un débat fébrile autour de la protection des éléphants et des ivoires qui en émanent. 

En l’occurrence, la Zambie entend assouplir ses réglementations en matière de protection animale de façon à encourager le commerce qui s’y rapporte ainsi que les trophées de chasse.

Quid de la protection des éléphants ? 

Cette loi en Israël intervient dans un contexte où les pays en Afrique Centrale réclament le droit de commercialiser l’ivoire afin de financer la conservation des espèces protégées. Les éléphants, cible par excellence des braconniers sont en voie de déclin et figurent depuis 1989 dans la liste des espèces les plus menacées de la CITES.

Néanmoins, depuis 1997 les éléphants du Botswana, de la Namibie, et du Zimbabwe ont été transférés à l’annexe II afin d’autoriser l’exportation d’une grande quantité d’ivoire vers la Chine et le Japon. D’où la résurgence de la question lors de la conférence de la CITES. D’après le Monde « le commerce et le Trafic d’ivoire sont responsables du braconnage d’environ 20000 animaux par an », un chiffre qui ne passe pas inaperçu.

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