Chroniques de la chute de Bouteflika 2/3 : des manifestations à la chute du régime
#Actualite #BuzzNews #Collectivites #Decideurs #Economie #EnDirectDe #Entreprises #Institutions #Politique #ALGERIE
Rédaction Ecomnews Med
mardi 27 août 2019 Dernière mise à jour le Mardi 27 Août 2019 à 07:15

Les premières manifestations ont lieu le 16 février 2019 en réaction à l’annonce de la candidature de Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel. Puis, le 22 février, le mouvement de contestation s’intensifie et atteint une ampleur inédite, à la surprise générale. Des dizaines de milliers de personnes scandent des slogans contre le régime du président Algérien : « 20 ans, barakat (ça suffit) », « Algérie, chouhada (martyrs) ». La fin est proche.

« Pouvoir assassin », c’est ce que scandaient les dizaines de milliers d’Algériens réunis sur l’emblématique Place de la Grande-Poste au centre d’Alger. Les quelques tirs de lacrymogènes des forces de l’ordre n’ont pas réussi à décourager les manifestants qui continuaient à scander des slogans anti-régime : « le peuple veut la chute du régime », « non au 5e mandat » ou encore « on ne va pas s’arrêter ! ».

Alors que jusque-là, les forces de l’ordre laissaient faire les manifestants, le camp présidentiel souhaite montrer sa poigne et dit ne pas vouloir reculer devant la rue. Ainsi, le vendredi 1er mars, les manifestations tournent à l’affrontement avec les forces de l’ordre. Bilan de la police : 56 policiers et 7 manifestants blessés, et 45 personnes arrêtés à Alger. Reuters annonce même le décès d’une personne au cours d’une bousculade.

L’inéluctable chute de Bouteflika 

Face à l’ampleur des manifestations et à plusieurs défections dans les rangs de ses principaux alliés politiques, Abdel Aziz Bouteflika annonce le 11 mars qu’il renonce à briguer un cinquième mandat. Il promet, dans la foulée, la tenue d’une conférence nationale chargée de la promulgation d’une nouvelle constitution, ce qui prolongera son quatrième mandat. 

La réponse de la rue ne se fait pas attendre. Dès le lendemain de l’annonce, les manifestations se poursuivent à Alger, jugeant les concessions du président insuffisantes et inconstitutionnelles. Le 15 mars, selon une source sécuritaire, quelque quatorze millions de manifestants participent aux marches à travers le pays pour le quatrième vendredi de suite.

La rue ne se suffit pas de l’annonce de Bouteflika et réclame sa démission. C’est finalement chose faite : le 1er avril, alors qu’une nouvelle manifestation estudiantine cette fois réclame le départ du chef de l’Etat, la démission de celui-ci est annoncée. Le départ de Bouteflika, symbole s’il en est du régime déchu, marque un tournant pour les Algériens qui ont espoir de reconstruire un pays qu’ils disent ruiné par des décennies de mauvaise gouvernance.

 

Chroniques de la chute de Bouteflika :

– Fin du mandat et candidature

– Et après Bouteflika ?  

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *