Chroniques de la chute de Bouteflika 3/3 : et après ?
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Rédaction Ecomnews Med
mercredi 28 août 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 28 Août 2019 à 07:22

Dans son dernier message adressé à la nation, Bouteflika a demandé « pardon » aux Algériens. Cinq mois de manifestations intensives ont fini par avoir raison du régime du président Algérien, au pouvoir depuis 1999, mais tout reste à faire en Algérie. Passée l’euphorie du départ du chef de l’Etat, le pays est dans l’incertitude quant à la transition.

« La vraie victoire sera actée par la rupture avec le système hérité depuis 1962, le départ de tous les responsables de ce régime honni et le passage vers la nouvelle République », déclarait dans un communiqué le Collectif de la dynamique de la société civile pour une sortie de crise pacifique.

Depuis l’annonce de la démission d’AbdelAziz Bouteflika, la justice algérienne a lancé plusieurs enquêtes sur des faits de corruption, qui visent surtout d’anciens proches d’Abdelaziz Bouteflika.

Le plus connu est sans doute Said Bouteflika, ex-puissant conseiller et frère du président déchu, qui a été arrêté en mai. Ali Haddad, homme d’affaires Algérien et président du Forum des chefs d’entreprise réputé proche de l’ancien président est également arrêté.

Deux anciens patrons des services de renseignements, le général Mohamed Mediene dit « Toufik », ex-patron des services secrets d’Algérie durant 25 ans, et l’ex-coordinateur des services de renseignements Athmane Tartag alias « Bachir » ont subi le même sort. En juin, alors que le mouvement de contestation populaire continue en Algérie, la vague d’arrestations se poursuit : jeudi 13 juin, le général à la retraite Ali Ghediri (ex-candidat déclaré contre Bouteflika à la présidentielle) est arrêté pour « atteintes à l’économie nationale et à la morale de l’armée ».

Blocage politique

Le départ de Bouteflika acté, le Parlement Algérien réuni en congrès a pris acte de la vacance de la présidence de la République et actionné la mise en application de l’article 102 de la Constitution en vertu duquel Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation, assumera les fonctions de chef de l’État par intérim pendant quatre-vingt-dix jours.

Entre temps, les manifestations populaires continuent, chaque vendredi, pour rompre définitivement avec les pratiques de l’ancien régime et dénoncer ses figures emblématiques. La crise politique que connait le pays à cause de l’absence de candidats sérieux aux élections présidentielles prévues le 4 juillet ont poussé le Conseil constitutionnel à prolonger le mandat de Bensalah jusqu’à ce qu’une date soit fixée pour les élections.

La situation est toutefois toujours bloquée en Algérie où les manifestants refusent ce qu’ils appellent « un simulacre de transition mis en scène par le pouvoir militaire ». « Partez, libérez l’Algérie », « y en a marre des généraux », « FLN dégage »… étaient quelques-uns des slogans scandés par les manifestants qui réclamaient le départ d’Ahmed Gaïd Salah, chef de l’armée Algérienne. Pour tenter de rassurer la rue, le président par intérim avait lancé un appel le 3 juillet pour un « dialogue national inclusif » qui n’inclurait pas l’armée.

 

Chroniques de la chute de Bouteflika :

– Fin du mandat et candidature

– Des manifestations à la chute du régime 

 

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