Algérie : Controverse sur la position de la Russie
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 2 septembre 2019 Dernière mise à jour le Lundi 2 Septembre 2019 à 12:33

Une controverse est née autour d’une déclaration imputée à l’ambassadeur de Russie à Alger. Focus.

La Russie réaffirme par la voix de son ambassadeur à Alger, Igor Beliaev, son soutien au peuple algérien. Le diplomate a déclaré lors d’une rencontre avec le SG du Parti du Front de libération nationale (PFLN), que les Algériens étaient les “seuls maîtres de leur destin”. Il a également estimé que “la solution à la crise politique réside dans la tenue de présidentielles dans les plus brefs délais”, selon le quotidien El Hiwar. 

L’ambassadeur a rappelé les “relations fortes entre l’Algérie et la Russie” et a aussi évoqué les opportunités de partenariat entre les deux pays. En effet, un post sur la page Facebook de l’ambassade résume que les deux parties ont procédé à la discussion des questions de la situation politique actuelle en Algérie ainsi que de plusieurs aspects des relations bilatérales.

Controverse

L’ambassadeur russe aurait par ailleurs salué les efforts de l’armée algérienne qui a joué, selon lui, un rôle historique dans la réussite du hirak, dont le pacifisme a démontré la maturité du peuple algérien, selon le quotidien El Hiwar citant le post Facebook du PFLN. Malgré la présence de plusieurs chaînes de télévision privées, ces déclarations n’ont été vérifiables nulle part.

Le journaliste Nadjib Belhimer a fait savoir que le parti du FLN a imputé à l’ambassadeur ses déclarations, en citant une source interne à l’ambassade. Cette information a suscité une controverse, en laissant croire que la Russie se mettait au diapason de la position de l’Etat-major sur la situation politique actuelle en Algérie.

Paris et Moscou se méfient du Hirak en Algérie

Le communiqué du PFLN, imputant à l’ambassadeur russe ces déclarations, intervient au lendemain du dernier discours du chef de l’armée algérienne, dans lequel il a dénoncé des tentatives d’ingérence. Il a martelé que “le peuple algérien conscient et mature n’a besoin d’aucune tutelle, quelle qu’elle soit, ni que l’on lui dicte quoi faire”.

En effet, les déclarations du diplomate russe étaient d’autant plus contradictoires qu’il a effectivement affirmé que “le peuple algérien est seul maître de son destin”. Quelques jours plus tôt, l’analyste Francis Ghiles écrivait sur The Arab Weekly que Paris et Moscou se méfient du Hirak en Algérie. Il déclare que “ni la France ni la Russie ne souhaitent voir la démocratie régner dans le plus grand pays d’Afrique”. Il estime enfin que si c’est la crainte d’une évolution “anti-française” pour Paris qui domine, c’est plutôt le risque de perdre un client “riche” et “grand acheteur d’armes” qui prime pour Moscou.

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