L’industrie pharmaceutique en Tunisie : bilan et perspectives
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Rédaction Ecomnews Med
mardi 3 septembre 2019 Dernière mise à jour le Mardi 3 Septembre 2019 à 14:36

Les 27 et 28 août derniers s’est tenue la deuxième édition du Forum Médical des Industries Pharmaceutiques sous l’égide du Premier ministre Tunisien Youssef Chahed. Cette conférence, organisée par le ministère de la Santé, l’Association Tunisienne des Médicaments Génériques et le magazine Réalités, a mis en exergue la situation de l’industrie pharmaceutique dans le pays du jasmin, ainsi que les défis qui en découlent. Les détails avec Ecomnews Med.

En inaugurant ce forum, dont le thème principal fut « l’industrie pharmaceutique tunisienne, pilier de la santé », Sonia Ben Cheikh, ministre de la Santé par intérim, a prononcé un discours au cours duquel elle a présenté les résultats de l’industrie pharmaceutique en Tunisie. Au cours de cette intervention, plusieurs signaux positifs ont été envoyés. Ainsi, on apprend que 300 millions de dinars ont été injectés dans ce secteur au cours des 3 dernières années, et que le montant total des transactions a dépassé le cap des 700 millions de dinars.

Cela a contribué au taux de croissance remarquable enregistré au cours des deux dernières décennies, estimé à 11% selon MM. Ben Cheikh. Cette ex-ministre de la Jeunesse et des Sports n’a pas manqué de rappeler que les médicaments produits en Tunisie couvrent désormais 55% des besoins nationaux, et que l’un des objectifs de son département est d’atteindre 70% en 2020.

De son côté, Kamel Idir, expert à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a salué la qualité des médicaments produits localement, qui sont parfaitement conformes aux normes internationales, tout en étant 30% moins chers que ceux importés.

En dépit des résultats probants, d’autres problématiques sont encourus par ce secteur

Outre le diagnostic de l’état de l’industrie pharmaceutique et du degré de mise en œuvre des mesures prises lors de la première édition, ce deuxième forum a également été l’occasion de faire le point sur les difficultés auxquelles ce secteur est confronté.

Parmi eux, figurent la hausse du coût de production des médicaments génériques, qui est susceptible de faire monter leur prix, malgré le déni du ministre en charge, ainsi que le malaise du géant local en la matière, SIPHAT (société des industries pharmaceutiques de Tunisie), qui a vu son chiffre d’affaires décélérer de 23% durant la première partie de cette année.

A cette fin, MM. Ben Cheikh s’est engagé dans une conférence de presse en marge de ce colloque à formuler une politique nationale visant à consolider les acquis et à poursuivre le développement de cette industrie, qui est l’un des fer de lance de l’économie tunisienne, soumise à de grandes difficultés.

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