La Russie de plus en plus proche du Maghreb
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 9 septembre 2019 Dernière mise à jour le Lundi 9 Septembre 2019 à 07:30

Les sanctions internationales contre la Russie, consécutives à son annexion de la Crimée, en 2014, ont poussé le pays à se trouver de nouveaux partenaires commerciaux. Après avoir conquis le Moyen-Orient, le pays de Vladimir Poutine tente de bichonner l’Afrique depuis quelques années maintenant. Et le moins que l’on puisse dire est que les relations sont plutôt bonnes avec le Maghreb.

Si les relations entre la Russie et les pays du Maghreb n’ont pas été toujours excellentes, force est de constater que la donne a considérablement changé depuis quelques années, au point que le Kremlin soit devenu un partenaire incontournable dans la région. Les liens sont plus solides avec l’Algérie, qui est un allié historique, alors que les tentatives de séduction des pays comme le Maroc et la Tunisie sont plus récentes.

La Russie a clairement affiché ses ambitions dès le début de l’année 2019, avec notamment la toute première tournée internationale de l’année de Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères (en Algérie, au Maroc et en Tunisie).

Face aux sanctions internationales, l’idée était de trouver de nouveaux fournisseurs et débouchés alternatifs. « À la même période, les capitales maghrébines poursuivaient le même objectif: multiplier les partenaires commerciaux », selon les propos d’un expert du marché russe, relayés par « Jeune Afrique ».

L’occasion était alors propice et de nombreux partenariats ont vu le jour entre la Russie et les pays du Maghreb.

 

Algérie, Maroc et Tunisie : Moscou parle aujourd’hui avec tout le monde

La Russie est un marché fort intéressant pour le Maghreb, à plusieurs niveaux. Dans le secteur alimentaire, les producteurs d’agrumes tunisiens ont profité d’importants allègements fiscaux concédés par Moscou, du fait de l’embargo russe sur les produits agroalimentaires européens et américains, a écrit l’hebdomadaire Jeune Afrique, qui ajoute que « l’ouverture d’une ligne maritime entre les deux pays a permis de doper les exportations ».

Mais à ce jour, le Maroc demeure le premier fournisseur de la Russie en agrumes et l’Egypte son principal partenaire commercial dans le monde arabe, avec un volume d’échanges de 6,7 milliards de dollars en 2017 (+ 60% en un an), alors que la France cherche à dynamiser ses relations avec le pays.

De son coté, l’Algérie a songé à troquer le blé français contre le blé russe, plus abordable. Un repositionnement qui est à la fois commercial et stratégique, car Alger serait ainsi moins dépendant dans le domaine alimentaire et rééquilibrerait sa balance des paiements avec la France.

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