L'Egypte plaide pour un retrait du Soudan de la liste noire américaine
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Camille Dubruelh
jeudi 12 septembre 2019 Dernière mise à jour le Jeudi 12 Septembre 2019 à 07:43

Le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Choukri, s’est rendu à Khartoum (Soudan) afin de rencontrer les nouveaux dirigeants. Objectif : améliorer les relations bilatérales, après plusieurs années de tensions.

Un “nouveau départ”. Après la formation du premier gouvernement de l’ère post Omar el-Béchir au Soudan, les relations entre Khartoum et Le Caire prennent un chemin plus apaisé. Lundi 9 septembre, le ministre des Affaires étrangères égyptien, Sameh Choukry, s’est rendu dans la capitale soudanaise. Il a rencontré son homologue Asma Mohamed Abdallah, la première femme ministre des Affaires étrangères du pays, ainsi que le Premier ministre Abdallah Hamdok et le général Abdel Fattah al-Burhane, qui dirige le Conseil souverain chargé de piloter la transition vers un régime civil.

Après ses entretiens, le chef de la diplomatie égyptienne a assuré être venu au Soudan pour “stimuler les relations entre les deux pays”. “Nous avons convenu de poursuivre la coopération dans divers domaines, de mettre en place et de soutenir des comités communs entre les deux pays”, s’est de son côté réjouit Asma Mohamed Abdalla.

“Retirer le Soudan de la liste du terrorisme”

Mieux même, l’Egypte entend jouer un rôle de médiateur, en appelant au retrait du Soudan de la liste noire américaine des “Etats soutenant le terrorisme”. “Nous avons soulevé la question auprès des Etats-Unis et nous continuerons de pousser vers (ce retrait) en coordination avec les autorités soudanaises”, a expliqué le responsable égyptien.

Le Soudan est inscrit depuis des décennies sur la liste de Washington et subit en outre des sanctions américaines. Conséquence de ces décisions : le pays s’est retrouvé isolé et son économie asphyxiée. 

“L‘Égypte utilise sa communication et ses partenariats avec diverses puissances, y compris les États-Unis et certains pays européens et même africains, pour retirer le Soudan de la liste du terrorisme, surtout après tous les changements qui se sont produits”, a poursuivi Sameh Choukry.

L’Egypte, allié indéfectible des généraux soudanais

L’intervention égyptienne pousse en tout cas les relations bilatérales sur la bonne voie, après des années de tensions, en raison de différends commerciaux, diplomatiques et frontaliers. Les rapports entre Le Caire et Khartoum s’étaient détériorées début 2017. Principale source de conflit : le triangle de Halaïb, un territoire de 20 000 km2 situé sur les rives de la mer Rouge, revendiqué par les deux Etats.

Mais la chute d’Omar el-Béchir a changé la donne. L’Egypte a été un allié indéfectible des généraux soudanais suite à l’éviction de celui qui est resté trois décennies au pouvoir.

 

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