Jordanie : les professeurs en grève quelques jours après la rentrée scolaire
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 13 septembre 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 13 Septembre 2019 à 07:26

Décollage raté pour l’année scolaire en Jordanie. La rentrée scolaire dans les écoles publiques a été interrompue par une manifestation d’enseignants qui réclament une revalorisation salariale de 50%. Plus de détails avec Ecomnews Med.

Comme dans de nombreux pays, les élèves jordaniens du public ont repris le chemin de l’école le lundi 2 septembre 2019. Cependant, seulement 4 jours après la reprise, soit le jeudi 5 septembre dernier, une manifestation des enseignants a interrompu l’entame du nouvel exercice, le motif évoqué étant une demande de revalorisation de 50% du salaire de ce corps professionnel.

Les enseignants étaient nombreux à investir le centre de la capitale Amman, suite à l’appel de leur syndicat, pour crier leur colère contre l’incapacité du gouvernement à tenir une promesse qui remonte à 5 ans. Nasser al-Nawasra, un dirigeant syndical des enseignants dont les propos ont été relayés par le journal français Le Figaro, assure que leur corps est « le moins payé parmi les fonctionnaires de l’Etat ». Pour étayer ses propos, ce dernier ajoute qu’il reçoit actuellement un salaire ne dépassant pas les 1 100 dollars, après 24 ans de service, selon les mêmes sources.

Les premières revendications remontent à 2014 et le gouvernement avait donné son accord, selon Noureddine Nadim, porte-parole du syndicat des enseignants. « Mais ce dernier est revenu sur son engagement », regrette-t-il dans un communiqué.

Le gouvernement rejette la demande des enseignants

Pour le moment, le gouvernement jordanien se dit incapable de répondre favorablement à la demande des enseignants. Les augmentations de salaires réclamées vont générer un coût total de 150 millions de dollars, a déclaré le porte-parole du ministère de l’Education, Walid Jallad. Une somme colossale pour le budget national d’un pays confronté à d’énormes difficultés économiques, a-t-il ajouté.

Un communiqué du syndicat des enseignants avait été publié une semaine avant les manifestations du jeudi. Un dispositif de sécurité avait alors été déployé dans la capitale pour empêcher le mouvement des protestataires, mais ces derniers ont finalement réussi à organiser des rassemblements sur des sites stratégiques de la capitale, notamment devant le bureau du Premier ministre et près du ministère de l’Intérieur.

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