Le fonds turc Oyak sur le point de racheter British Steel
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 20 septembre 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 20 Septembre 2019 à 07:49

Le sidérurgiste britannique British Steel a été contraint à la faillite en mai 2019. Il pourrait être racheté par un fonds turc, d’ici la fin de l’année. Décryptage avec Ecomnews Med.

Courbé sous le poids des dettes, le sidérurgiste British Steel a été déclaré en faillite le mois de mai dernier et pourrait appartenir au fonds de pension militaire turc Oyak, dans les prochains mois. Un accord préliminaire pour le rachat du géant industriel du Royaume-Uni a déjà été conclu, d’après une déclaration faite le 16 août dernier par le directeur général d’Oyak, Süleyman Savas Erdem, et relayée par lesechos.fr. Le groupe turc espère conclure le rachat d’ici la fin de l’année, après avoir examiné les comptes du géant britannique.

Cependant, ce passage sous pavillon turc pourrait conduire à la suppression de pas moins de 4 000 emplois, selon le Financial Times. En effet, le fonds Oyak envisagerait une restructuration de British Steel basée plutôt sur la productivité que sur « le nombre de salariés », a déclaré Toker Ozcan, un dirigeant du groupe turc. L’idée étant de se rapprocher des rivaux européens qui auraient une productivité plus importante, a-t-il ajouté.

British Steel dispose de plusieurs sites au Royaume-Uni, dont un complexe sidérurgique géant qu’il entretient à Scunthorpe dans le nord-est de l’Angleterre. Le groupe emploi quelque 25 000 salariés.

La faillite de British Steel : une conséquence du Brexit ?

C’est en tout cas le principal argument avancé par les responsables du groupe, d’après lesechos.fr. La société a été contrainte à la faillite pour insuffisance de liquidités, une situation qu’elle impute au Brexit, « dont les incertitudes plombent la demande en acier de ses clients européens », peut-on lire sur le site du quotidien français.

Par ailleurs, 5 000 emplois directs et 20 000 indirects sont liés à British Steel, en Angleterre et au Pays de Galles. Une vaste population active dont l’avenir est menacé par la faillite du groupe. En attendant une éventuelle reprise par la Turquie, actuellement considérée comme un géant économique méditerranéen, les pouvoirs publics Britanniques se sont portés garants pour le paiement des salaires de quelque 4 500 employés de British Steel.

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