Tunisie : Afric'up, un sommet sur le numérique pour
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Camille Dubruelh
mardi 24 septembre 2019 Dernière mise à jour le Mardi 24 Septembre 2019 à 16:25

Ecomnews Med est à Tunis pour assister au forum “Afric’up”. Une rencontre consacrée aux start-up, qui rassemble des acteurs du numérique de l’Afrique entière et dont la seconde édition a pour thème les “Smart cities”. Reportage.

Comment les « Smart cities » peuvent-elles répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain dans les pays de la Méditerranée et d’Afrique ? C’est à cette question qu’est consacré le forum Afric’Up, qui se déroule les 24 et 25 septembre 2019 à Tunis.

Exposants, représentants politiques venus de tout le continent, investisseurs, startuppeurs se sont donnés rendez-vous dans la capitale tunisienne pour ce grand événement numérique. « Afric’up rassemble les Africains », s’est enthousiasmé Tommi Davies, investisseur britannique-nigérian, lors de la cérémonie d’ouverture.

Objectif : permettre aux acteurs du digital de se rencontrer d’une part, et évoquer des solutions possibles pour offrir à l’Afrique un développement durable et inclusif d’autre part. « Selon les standards en cours, le continent n’a pas les moyens de le faire. Alors nous devons le faire différemment », a assuré Laurent Bossard, directeur du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest dès l’ouverture de la rencontre.

Les “Smart cities”, une “nécessité” pour l’Afrique

Des pistes ? Développer des infrastructures avec des matériaux moins chers par exemple, utiliser l’énergie solaire ou encore s’appuyer sur une économie informelle mais digitalisée. Et dans ce domaine, les idées ne manquent pas, en témoigne la diversité des projets présentés dans le hall de l’hôtel Laïco pour l’occasion.

Lors de cette première journée, tous les intervenants ont été unanimes : l’Afrique doit suivre sa propre voie pour être créatrice de richesse et actrice de l’économie mondiale. Et ceci passe par la coopération entre les acteurs locaux, les populations, les start-up, les entreprises et les décideurs de tout le continent.

« Allez vers des villes intelligentes n’est pas une tendance mais une nécessité », a rappelé Aurélie Adam Soulé, la ministre béninoise des TIC. « Les citoyens et les pays ont leur propre culture et cela se reflète dans les modèles de villes que nous construisons ».

Tunisiens, Marocains, Béninois, Congolais, Rwandais… Tous se rencontrent pendant ces deux jours à Tunis avec un but commun : travailler ensemble pour que les start-up africaines puissent atteindre le monde entier.

“L’Afrique se réveille”

Dans ce cadre, les ministres de plusieurs pays ont ainsi signé une déclaration d’intention pour le projet « Smart Africa », un réseau intercontinental dont l’objectif est de rapprocher le secteur privé et les gouvernements africains autour du développement de l’internet, et auquel 27 pays sont désormais associés.

« La technologie est le moyen de nous projeter dans l’avenir, elle offre un véritable vivier d’emplois et de nouveaux métiers », s’est réjoui Anouar Maarouf, le ministre tunisien des TIC, rappelant que son pays pouvait servir de « modèle » à l’Afrique. « L’Afrique se réveille, nous avons tout à gagner ! », a poursuivi le responsable.

« Seul, on va vite, à plusieurs, on va plus loin », a conclu de son côté la ministre béninoise. En rassemblant ceux qui font l’Afrique d’aujourd’hui et de demain, ce forum en est bien la preuve.

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