Tunisie :
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Eric Emmanuel Galland
lundi 30 septembre 2019 Dernière mise à jour le Lundi 30 Septembre 2019 à 13:08

Nabil Bafoun, le président de l’Instance Supérieure Indépendante Electorale (Isie), a fait part de ses craintes quant au bon déroulement du second tour et l’annulation possible des résultats.

Arrivé en tête à la sortie des urnes lors du premier tour des élections présidentielles tunisiennes du 15 septembre dernier, Kais Saïedle constitutionnaliste habitué des plateaux télévisés qui avait battu campagne avec ses modestes moyens, a créé la surprise en obtenant 18,4% des suffrages. Nabil Karoui, un magnat des médias emprisonné notamment pour blanchiment d’argent, est arrivé en seconde position avec 15,58%, selon les résultats officiels, proclamés le 17 septembre par l’instance supérieure indépendante électorale (Isie).

Programmé le 13 octobre prochain, le second tour devrait voir l’un des deux adversaires devenir président de la République tunisienne. Toutefois, les conditions de la campagne pour le second tour, risquent de faire l’objet de nombreuses contestations et même d’une invalidation, l’un des deux adversaires étant toujours emprisonné.

Nabil Bafoun , le président de l’Isie, a d’ailleurs fait part de ses inquiétudes quant au bon déroulement de ce second tour. Ce dernier craint que « le tribunal administratif ne conteste les résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle en mettant en doute le déroulement de l’opération électorale dans son ensemble ou que la décision du tribunal administratif touche le deuxième tour ».

Nabil Karoui n’ayant pas encore été jugé, la présomption d’innocence ne peut l’empêcher de maintenir sa candidature. Cependant, se trouvant derrière les barreaux, il ne peut faire campagne, contrairement à son adversaire Kais Saïed, qui dispose donc d’un avantage incontestable. Par conséquent, Nabil Bafoun a recommandé la libération du candidat pour que la campagne puisse se dérouler sur un pied d’égalité.

Cet imbroglio politique pourrait également avoir des conséquences sur le bon déroulement des élections législatives, qui doivent se tenir le 6 octobre prochain. Une annulation des résultats du second tour de la présidentielle risquerait de déboucher sur un chaos politique avec une assemblée ingouvernable, sans coalition possible.

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