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Camille Dubruelh
mardi 1 octobre 2019 Dernière mise à jour le Mardi 1 Octobre 2019 à 15:14

Pendant deux jours à Tunis, Ecomnews Med a assisté au grand sommet Afric’Up. Une rencontre qui réunissait les principaux acteurs africains du digital. Reportage.

Exposants, experts, diplomates, représentants politiques et d’organisations, investisseurs, startuppers… Les acteurs du digital venus de toute l’Afrique et d’autres pays du monde s’étaient donnés rendez-vous les 24 et 25 septembre dans la capitale tunisienne pour un grand événement numérique. La 2ème édition du sommet Afric’up avait cette année pour thème « Smart cities et Open innovation en Afrique, quelles opportunités pour les startup ? ». « Afric’up rassemble les Africains », s’est enthousiasmé Tomi Davies, investisseur britannique-nigérian, lors de la cérémonie d’ouverture.

Quelque 1200 personnes ont arpenté pendant ces deux jours les couloirs et les salles de conférence de l’hôtel Laïco à Tunis. « Quand je vois tous ces sourires, je me dis qu’on a réussi notre mission », s’est réjoui Mohamed Zoghlami, fondateur d’Afric’Up, à quelques heures de la clôture.

L’événement a reçu le soutien de Smart Africa, alliance continentale fondée à l’initiative du président rwandais Paul Kagame, qui vise à créer le premier marché du digital africain. Plusieurs ministres ont d’ailleurs profité de l’événement pour signer une déclaration d’intention de rejoindre l’alliance, portant désormais à 27 le nombre d’Etats partenaires.

 

L’objectif : que les gouvernements s’engagent à mettre en place des écosystèmes favorables au développement des startup. « La transformation du continent passe par la participation des Etats, qui jouent un rôle important notamment dans l’harmonisation des cadres légaux », a ainsi assuré Didier Nkurikiyimfura, directeur du pôle technologies de Smart Africa, à Ecomnews Med. « Créer un espace favorable aux startup commence par l’engagement personnel des chefs d’Etats africains ».

Et ceci, la Tunisie l’a bien compris. C’est d’ailleurs pour cette raison que le pays accueille un tel événement. Grâce à la mise en place d’un écosystème favorable, notamment avec le « Startup Act », le pays veut se démarquer en Afrique et servir de modèle au reste du continent. « Le monde peut bénéficier de l’expérience tunisienne », a assuré Lacina Koné, directeur général de Smart Africa, lors de la cérémonie d’ouverture.

« Nous portons le drapeau des startup au sein de Smart Africa et dans ce cadre, nous avons la responsabilité de partager notre expérience avec les pays africains », a expliqué de son côté Anouar Maârouf, ministre des Technologies de la Communication et de l’Economie numérique, au micro d’Ecomnews Med.

La technologie au service du développement du continent

Conférences, panels, rencontres, échanges, remises de prix, dîners de gala… Le programme d’Afric’Up se voulait riche et les participants heureux de ces journées. Le hall de l’hôtel était aussi le lieu où les startuppers tunisiens et africains pouvaient présenter leur travail… et permettre aux investisseurs potentiels de le découvrir. Des caméras connectées au casque de réalité virtuelle, les idées ne manquent pas chez les jeunes acteurs du digital et reflète le dynamisme africain.

 

Mais au-delà des idées, l’objectif est désormais de permettre à ces entreprises d’intégrer un marché mondial hyper concurrentiel. Et ceci passe non seulement par la mise en place d’écosystèmes favorables en Afrique mais aussi par la création de structures et de financements pouvant permettre de les propulser.

« Lorsqu’on cherche des startup locales, nous avons parfois du mal à identifier celles qui pourraient répondre aux besoins. Et ceci parce que nous n’avons pas les acteurs, Fab Lab, incubateurs etc », analyse Christian Jekkinou, coordinateur du Programme « Afric’innov ».

Pour Lacina Koné, de Smart Africa : « L’Afrique peut tirer partie de l’économie numérique. La nature transfrontalière de la technologie signifie que nous pouvons atteindre le monde entier ».

L’Afrique doit suivre sa voie

Le digital est aussi un moyen d’apporter de l’emploi à un continent très jeune et en pleine explosion démographique. « La technologie est le moyen de nous projeter dans l’avenir, elle offre un véritable vivier d’emplois et de nouveaux métiers », s’est réjoui le ministre tunisien des TIC.

Mais pour tous les acteurs présents à cette rencontre, une condition essentielle : trouver un autre modèle de développement, basé sur une synergie et une coopération des peuples et des Etats. Créer un grand marché du digital africain est la solution pour permettre aux startup de s’insérer dans le marché mondial.

« Nos jeunes sont capables. Nous devons nous battre pour l’Afrique et continuer dans cette fraternité pour générer des idées nouvelles », a ainsi résumé le nouveau ministre des Télécommunications et Nouvelles technologies de la RDC, Augustin Kibassa Maliba.

Signe du succès de l’événement, l’an prochain, Afric’up a vocation à tripler de taille. Une chance de plus de mettre toutes ces idées en pratique et d’oeuvrer à la construction de l’Afrique digitale.

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