Les acteurs de l’économie libanaise réclament des mesures radicales
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Eric Emmanuel Galland
mercredi 2 octobre 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 2 Octobre 2019 à 07:20

Pour faire face à la crise économique qui frappe le Liban, les acteurs économiques réclament des mesures radicales tandis que les importateurs de biens de première nécessité sonnent l’alarme.

Actuellement étudié par le gouvernement qui veut accélérer les réformes en vue de réduire le déficit, l’avant-projet de budget pour l’exercice 2020 mise sur un déficit public de 4,37 milliards de dollars soit 7,38% du PIB. Cette estimation est basée sur une prévision de croissance de 1,2% et une inflation de 2,8%.

Les organismes économiques réclament des mesures radicales

Le 24 septembre dernier, à la Chambre de Commerce Beyrouth et du Mont-Liban, les organismes économiques se sont réunis pour évoquer l’avant-projet de budget 2020. Ces derniers ont fait part de « leurs inquiétudes » devant « la crise profonde et dangereuse » que traverse le Liban, lors d’une réunion présidée par  Mohamed Choucair, la ministre des Télécommunications.

Ils ont invité les autorités à prendre des mesures radicales et « à faire preuve d’audace pour traiter les dossiers essentiels qui affectent l’économie et la finance » du Liban et ont préconisé « la privatisation de certains organismes publics et l’apport d’investissements dans d’autres institutions, en partenariat entre les secteurs privé et public ».

Les minoteries sonnent l’alarme

Hasard du calendrier ou preuve incontestable de la crise économique qui traverse le Liban, les minoteries du pays ont fait part de leurs difficultés à maintenir leurs stocks qui ont atteint « un niveau dangereux ». 

Au même titre que le syndicat des propriétaires de stations essence, qui ont entamé un mouvement de grève à la mi-septembre, l’association des minotiers explique que la conversion de la livre libanaise en monnaie étrangère est la principale cause de leurs difficultés à l’import, les banques pratiquant un taux de change allant jusqu’à 1508 pour un dollar, alors que le taux de change officiel est de 1507 LL pour 1 dollar.

A la condition d’obtenir l’accord des autorités, la Banque du Liban a fait savoir qu’elle allait publier une circulaire pour obliger les banques privées à faciliter les démarches de change.

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