Faute de pièces, Renault Algérie annonce l'arrêt temporaire de sa production
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Eric Emmanuel Galland
lundi 7 octobre 2019 Dernière mise à jour le Lundi 7 Octobre 2019 à 13:21

La filiale algérienne du groupe Renault, qui dispose d’une unité de production dans la région d’Oran, annonce l’arrêt temporaire de sa production, faute de pièces.

La jeune industrie automobile algérienne fonctionne sur le principe du SKD (semi knowked down) ce qui veut dire que les usines assemblent les véhicules à partir de kits de pièces importés. En mai dernier, souhaitant réduire la valeur des importations qui tarissent les réserves en devises, les autorités ont établi un quota d’importation pour tous les constructeurs présents dans le pays.

A Oued Tlilat, dans l’usine de la filiale du groupe Renault, qui emploie 700 salariés et dispose d’une capacité de production de 50 000 véhicules par an, le quota pour l’année 2019 sera bientôt atteint. Par conséquent, la production pourrait être suspendue, dès le mois prochain, jusqu’à l’arrivée de nouveaux quotas, début 2020. Un ralentissement des cadences devrait toutefois permettre d’éviter un arrêt total de la production ou de limiter sa durée.

Renault Algérie, détenu à 49% par le groupe automobile français, 34% par le la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) et à 17% par le fond national d’Investissement (FNI) aurait vu ses importations de kits SKD limitées à 660 millions de dollars, pour l’année 2019.

“La chaîne de production risque d’être suspendue éventuellement à partir du mois de novembre prochain, en raison de l’indisponibilité des kits destinés au montage des véhicules touristiques, après épuisement des quotas qui nous ont été autorisés.  La production devrait reprendre avec l’arrivée de nouveaux quotas, probablement au début de l’année 2020 », a indiqué un responsable de Renault-Algérie à APS (Algérie Presse Services). 

Les responsables de Renault Algérie se montrent cependant rassurants en indiquant que l’usine de Oued Tlilat ne fermera pas ses portes et qu’aucun licenciement n’est envisagé, même si elles n’excluent pas le retour aux « congés forcés ». 

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