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Eric Emmanuel Galland
vendredi 11 octobre 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 11 Octobre 2019 à 14:35

Organisée par la Chambre algérienne de Commerce et d’industrie (CACI) et la Chambre de Commerce et d’industrie de Marseille Provence (CCI-MP), la « Conférence Algérie » visait à convaincre et rassurer les entreprises et les investisseurs français souhaitant étendre leur activité dans le pays.

Au Palais de la Bourse de Marseille (France), où est installée la CCI-Marseille Provence, Nazim Sini, chef d’entreprise et délégué adjoint à la CACI, Rafik Belhadj Amara, directeur général en charge du développement du groupe Bolloré en Afrique du Nord et Wassila Mouzai, commissaire aux comptes et experte en questions fiscales et juridiques, ont partagé leur expérience et donné des conseils aux chefs d’entreprises français qui s’intéressent au marché algérien.

Pour l’Algérie, qui a construit sa richesse presque exclusivement sur ses ressources en gaz et en pétrole, la diversification de l’économie représente un enjeu considérable.

Portrait d’une puissance régionale en devenir

En introduction, Nazim Sini a esquissé un portrait de l’Algérie et de son contexte économique actuel. Le public a notamment appris que l’Algérie, peuplée de 42 millions d’habitants, dispose d’une importante classe moyenne qui représente 70% de la population. Avec un PIB de 180 milliards de dollars en 2018, la troisième économie du continent ambitionne de devenir une puissance régionale incontournable dans la zone méditerranéenne.

Regrettant que la Chine soit devenue, en 2014, le premier partenaire commercial de l’Algérie, reléguant la France au second rang,  le chef d’entreprise délégué à la CACI a ensuite évoqué la proximité historique et géographique qui relie Marseille à l’Afrique du Nord : « Nous sommes à moins d’1h30 de vol des grandes villes algériennes. Je m’amuse à dire parfois que Alger est moins loin que Amiens », précise Nazim Sini.

Les particularités fiscales et juridiques en Algérie

Wassila Mouzai, experte des questions fiscales et juridiques en Algérie, a confirmé que l’abrogation de la loi 49/51 dans les secteurs non-stratégiques est au programme de la loi des finances 2020. Ce principe, qui limite à 49% le nombre de parts détenues par un étranger dans une entreprise de droit algérien, est considéré comme un épouvantail pour les investisseurs internationaux. Son retrait devrait donc permettre au pays d’être plus attractif pour les investissements directs étranger (IDE). 

La commissaire aux comptes a ensuite évoqué les questions de fiscalité et les conditions d’investissement en Algérie : « Pour ne pas avoir de surprises juridiques ou fiscales, il faut bien connaitre le marché pour bien préparer son implantation. Il ne faut pas hésiter à multiplier les déplacements en amont et il est préférable de se faire accompagner par des juristes ou, pour les PME qui n’en auraient pas les moyens, de faire appel au réseau des CCI ».

Les infrastructures algériennes en plein développement

Pour conclure la présentation, Rafik Belhadj Amara, directeur général en charge du développement de Bolloré en Afrique du Nord, a présenté les enjeux autour de la logistique et du transport. Il a pris pour exemple l’installation du groupe français en Algérie et salué les progrès en la matière. Il a cependant précisé qu’il restait beaucoup de choses à bâtir et que de nombreux marchés ou partenariats avec les instances chargées de l’aménagement du territoire algérien pouvaient bénéficier à des entreprises françaises.

Avant de rendre le micro, Rafik Belhadj Amara a souligné : « L’Algérie est un grand pays qui mérite qu’on y porte un regard différent. Tous les chefs d’entreprises français que j’ai accompagné sur le territoire algérien sont revenus avec une nouvelle idée du pays qui les a motivés à franchir le cap ».

Une conférence dédiée à un public averti

Organisée dans une petite salle du Palais de la Bourse, situé sur la mythique Canebière, la conférence a réuni quelques dizaines de chefs d’entreprises ou investisseurs qui, pour la plupart, ont déjà effectué leur implantation en Algérie. Ils ont profité de la présence des trois experts pour poser des questions très techniques afin de trouver des réponses concrètes aux difficultés qu’ils rencontrent.

En sortant des locaux de la CCI Marseille-Provence, les participants convenaient que la cité phocéenne est la ville française la mieux placée d’un point de vue culturel et géographique, pour être le point névralgique des échanges franco-algériens. Au regard des liens étroits qui les unissent, la CACI et la CCI-MP confirment et se disent prêtes à accompagner les chefs d’entreprises et investisseurs français tentés par le marché algérien.

 

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