Liban : Saad Hariri jette l'éponge, ce qui ne réglera pas la situation bien au contraire
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Denys Bédarride
mercredi 30 octobre 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 30 Octobre 2019 à 07:56

Saad Hariri avait convoqué la presse ce 29 octobre, pour ce 13e jour d’un soulèvement populaire qui suscite des tensions croissantes dans la capitale de Beyrouth, impliquant des partisans du Hezbollah.

 

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a donc annoncé qu’il présenterait la démission de son gouvernement au président Michel Aoun, au 13ème jour d’une contestation populaire inédite réclamant la chute du gouvernement.

Il a indiqué à la télévision : « Je me rends au Palais de Baabda pour présenter la démission du gouvernement au président de la République. Je suis arrivé à une impasse », a-t-il ajouté au sujet des efforts déployés pour mettre fin à la crise. . 

Des centaines de Libanais partisans du groupe chiite du Hezbollah libanais, certains munis de bâtons, ont attaqué un camp de manifestants installés par des anti-gouvernements au centre de Beyrouth. Ils ont détruit les tentes érigées par les contestataires, prenant des chaises pour projectiles et attaquant avec des bâtons les manifestants qui n’avaient pas fui à leur approche a indiqué de son côté Times of Israël. 

La police avait déjà dû intervenir dans la matinée sur le pont autoroutier de Beyrouth pour stopper des heurts entre des contestataires et des partisans du Hezbollah.

Il faut se rappeler que le 21 octobre, Saad Hariri avait annoncé un plan de réformes, qui n’avait pas convaincu les foules : mesures contre la corruption, budget sans nouveaux impôts, programme de privatisations pour lutter contre le dysfonctionnement des services publics, aides en faveur des plus défavorisés…

De son côté, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait critiqué les manifestations, affirmant qu’elles avaient été financées par des puissances étrangères et des groupes politiques rivaux. 

Il ne faut pas oublier que le Hezbollah et ses alliés d’Amal sont la plus puissante organisation du pays et dominent le gouvernement de Hariri. 

En tout cas, Saad Hariri avait mis en garde contre le chaos, un effondrement économique du pays et même le début d’une nouvelle guerre civile en cas de vacance gouvernementale. On y est.

Maintenant, que va-t-il se passer ? 

Saad Hariri est chargé de former un nouveau gouvernement avec des experts et des personnalités neutres et reconnues, ou il expedie les affaires courantes en attendant ou enfin ce serait un sunnite qui serait en charge de former le nouveau gouvernement. 

Affaire à suivre de près… 

 

 

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