Un nouveau découpage régional en Algérie
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Rédaction Ecomnews Med
mardi 3 décembre 2019 Dernière mise à jour le Mardi 3 Décembre 2019 à 10:31

Le Conseil des ministres algérien, réuni sous la présidence du chef de l’Etat par intérim Abdelkader Bensalah, a présenté un projet de loi selon lequel 10 Wilayas et 44 Wilayas déléguées supplémentaires seront créées. Cette nouvelle division régionale, qui succède à celle de 1984, intervient deux semaines avant les élections présidentielles prévues pour le 12 décembre.

Le communiqué publié par le Conseil des ministres explique que cette nouvelle division régionale vise à « renforcer la décentralisation du pays » et « assurer une répartition plus équilibrée du territoire ». Par cette approche, Alger vise à désenclaver ses régions les plus isolées et à leur permettre de se développer économiquement et socialement. Ce sont en effet les secteurs du Grand Sud et des Hauts-Plateaux qui profiteront le plus de cette répartition : Bordj Badji Mokhtar, In Salah, Djanet, In Guezzem, El Mghaier, Touggourt, Béni Abbes, Timinoune, Ould Djelel et El Menia.

Les habitants de ces régions ont longtemps souffert de la centralisation imposée par la précédente répartition, qui les contraignait à parcourir des centaines de kilomètres dans le désert, pour être soignés, signer un document ou pour passer le baccalauréat ! L’exemple le plus frappant est celui de la Wilaya de l’Adrar, qui est à 700 km de la sous-préfecture la plus proche à Bordj Badji Mokhtar !

Une décision plébiscitée par le peuple, critiquée par les politiciens

Cette décision, longtemps attendue par la population, a été critiquée par des personnalités telles que Zoubida Assoul, avocate et présidente du parti Union pour le changement et le progrès. Ainsi, cet ancien magistrat a rappelé que selon le dernier commandement de la Constitution, le Conseil des ministres n’est pas habilité à prendre une telle décision, qui doit normalement être adoptée par le Parlement.

Par ailleurs, son parti a émis des doutes quant au moment choisi, qualifié de « manœuvre politique », destinée à encourager les Algériens à voter en masse lors des élections présidentielles qu’ils ont jusqu’ici rejetées. La question économique a également été abordée par ce groupe politique, qui s’interrogeait sur la capacité budgétaire de l’Algérie à gérer un tel projet, alors qu’elle se trouve dans une situation de crise économique.

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