Liban : Les libanais protestent contre le barrage de Bisri
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Rédaction Ecomnews Med
mercredi 4 décembre 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 4 Décembre 2019 à 10:51

Suite aux manifestations sans précédent que connait le Liban depuis le 17 octobre dernier, appelant à mettre fin à la corruption, des centaines de manifestants libanais ont marché pour protester contre un projet de barrage à la vallée de Bisri, au sud de Beyrouth. Ces revendications ont donné une nouvelle vie à l’activisme contre ce projet controversé.

La Banque Mondiale, qui finance le projet, a indiqué que des mesures ont été prises pour sauvegarder la biodiversité de la région. Le projet de 167 millions de dollars, qui doit s’achever en 2024, vise à donner l’accès à l’eau potable à 1,6 million de libanais selon le gouvernement, qui estime que le barrage de Bisri est vital pour faire face aux pénuries chroniques d’eau à Beyrouth.

Mais les activistes ne croient aucunement que c’est le cas et disent que le barrage endommagera l’écosystème de la vallée et ravagera la plupart des terres agricoles et des sites historiques de la région.

Les militants considèrent cette campagne comme un élément vital de la révolution au Liban puisque le projet de barrage est, selon les manifestants, l’exemple parfait de la corruption qui sévit au pays. Le chantier de la vallée de Bisri est bouclé depuis le début de l’année et plusieurs arbres ont été abattus et déracinés pour faire place aux travaux de construction. Les militants citent également une côte polluée, des décharges débordantes et des incendies de forêt qui ont frappé le pays le mois dernier avant le début des manifestations de masse.

Soutien à la protestation contre le barrage 

Bassam Zeineddine, l’activiste écologiste, encourage les centaines de randonneurs qui sont venus apporter leur soutien à la manifestation contre le barrage. Le membre du mouvement « Save the Bisri Valley » crie : « Ils ne nous ont rien laissé d’autre, ni eau, ni air », en référence aux responsables libanais, dans un pays où le littoral, les rivières et l’air sont tous pollués.

Des manifestants anti-barrages reprennent leur souffle près de quelques pins, de citronniers et de colonnes de granit renversées, sur les rives d’une rivière sinueuse. Accompagnés de maracas et d’un harmonica, ils chantent sur l’air de « Bella Ciao », la célèbre chanson de la résistance italienne, pour sauver la vallée. « Nous voulons la nature, nous ne voulons pas la vendre. Nous voulons des fleurs, nous voulons des plaines, nous voulons des forêts et des champs », chantent les manifestants, avant d’ajouter : « nous ne voulons pas d’un barrage à Bisri. Nous voulons une réserve naturelle. Nous voulons des solutions, mais les fonctionnaires n’en fournissent pas ».

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