Maroc : la croissance économique s’essouffle !
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Rédaction Ecomnews Med
jeudi 12 décembre 2019 Dernière mise à jour le Jeudi 12 Décembre 2019 à 13:22

Le Maroc se dirige vers une baisse de sa croissance, selon le rapport présenté par Euler Hermes. Pour l’année 2020, l’assureur-crédit s’attend à une croissance de 2,4%, contre des prévisions de 3,8% pour Bank Al-Maghrib et de 3,4% pour le HCP (Haut-Commissariat au Plan). En cause, le recul de la croissance et la stagnation de la transition structurelle.

Ferid Belhaj, le vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA a fait remarquer, lors d’une rencontre avec la presse, que la croissance économique au Maroc n’est pas à la hauteur des ambitions et plafonne cette année à 2,7 %. En effet, le pays a besoin d’atteindre 6 à 7 % de croissance afin d’absorber les milliers de jeunes diplômés en quête d’emploi. Ceci dénote d’un certain essoufflement du modèle de croissance économique marocain qui a besoin de se renouveler.

Le Maroc a quelque peu amélioré ses scores pour le PIB par habitant et pour l’espérance de vie, d’après l’analyse par composante de l’indice d’émergence économique du Maroc entre 2016 et 2017. Il est ainsi classé par la Banque mondiale parmi les pays à revenus intermédiaires de la tranche inférieure.

Néanmoins, le score du pays pour la variable relative à la croissance du PIB par habitant reste faible et en dessous de 0,5. De plus, le taux de croissance de l’économie marocaine a atteint 4,4 % entre 2001 et 2014 selon les données de la Banque mondiale. Les calculs effectués par le HCP du Maroc indiquent que le capital physique a contribué à cette croissance à hauteur de 60 %, le travail à 15 % et la Productivité Totale des Facteurs (PTF) à 25 %.

Une transition structurelle qui ne stimule pas la croissance

 

Un pays qui vise l’émergence, ne peut uniquement compter sur l’accumulation du capital pour rattraper son retard économique. Il est donc indispensable pour le Maroc d’augmenter son taux d’investissement et d’améliorer sa productivité pour accélérer sa transformation structurelle. La stagnation de la transition structurelle du pays est due au manque d’investissement privé dans les secteurs porteurs. En effet, le secteur privé a un rôle essentiel à jouer pour la dynamisation de la croissance et le Maroc a tout intérêt de mettre en place des partenariats public-privé afin de capter les gros investissements.

Dans ce sens, et pour améliorer ses accords commerciaux et d’investissement, il convient de mieux intégrer le Maroc dans son environnement régional africain, en développant ses liaisons routières, ferroviaires et maritimes avec les pays de l’Afrique. Par ailleurs, la faible qualité de l’éducation et les contraintes liées au marché d’emploi posent également des limites à la croissance économique du pays.

Il faut donc mettre en place des mesures correctives du système éducatif et renforcer la performance de la main-d’œuvre à travers des formations professionnelles.

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