Crise économique au Liban : La banque mondiale tire la sonnette d'alarme
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 13 décembre 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 13 Décembre 2019 à 09:44

A l’issue de la rencontre entre les responsables de la Banque mondiale et le président libanais Michel Aoun en novembre dernier, ceux-ci ont sonné l’alarme, estimant impératif que le Liban sorte de sa crise financière, qui menace 50% de la population du pays et risque de l’envoyer sous le seuil de pauvreté. Les détails avec Ecomnews Med.

Bien que le FMI estime que le Liban connaîtra une croissance de 0,2 % en 2019, les signaux économiques sont inquiétants pour le pays du cèdre. Ainsi, la dette extérieure a dépassé 200% du PIB (à titre de comparaison, elle constitue 20% du PIB en France), alors que le déficit courant est de 25% du PIB.

La situation des finances publiques est tout aussi accablante, avec une dette publique représentant 155 % du PIB, et un déficit public de 10 % du PIB. De plus, la 143ème place du Liban dans le classement « Doing Business » de la Banque mondiale pour le climat des affaires dissuadera certainement les investisseurs étrangers d’y implanter leurs projets. Cette situation critique a naturellement affecté le niveau de vie des Libanais, dont 1,5 million vivent avec environ 4 dollars par jour dans un pays où le chômage atteint 30% !

Comment redresser la barre ?

Pour sortir le Liban de sa crise explosive, plusieurs initiatives peuvent être prises par le gouvernement actuel, à commencer par la lutte contre la corruption, qui fait perdre au pays près de 9% de son PIB en 2018, soit environ 5 milliards de dollars. En outre, le Liban se situe au 138ème rang sur 180  pays sur le dernier classement de l’indice de corruption. La fiscalité libanaise doit également être remise en question afin de la faire gagner en équité en imposant des taxes plus élevées aux secteurs et entreprises privilégiés.

Actuellement, selon un professeur d’économie de l’Université américaine de Beyrouth, la fiscalité « aggrave les inégalités sociales existantes ». Outre ces mesures dictées par la Banque mondiale, il est urgent de remédier aux insuffisances constatées dans les équipements d’eau, d’électricité, de téléphonie, de transport, de collecte des ordures, etc.

 

 

 

 

 

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