Maroc : quelles nouvelles relations avec l'Algérie ?
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 20 décembre 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 20 Décembre 2019 à 09:45

Depuis le début du Hirak algérien, des initiatives de la part de citoyens et algériens se sont multipliées sur les réseaux sociaux pour appeler à l’ouverture des frontières et au dépassement des différends politiques. Ce rapprochement a sans doute atteint son pic avec la célébration en parfaite communion, à la frontière, du sacre africain des Fennecs lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Quelles sont les positions officielles de Rabat et d’Alger ? Quid des frontières fermées depuis 1994 ?

Le 17 octobre 2009, dans une interview accordée à nos confrères de Tout Sur l’Algérie, l’ancien secrétaire général du FLN, Amar Sâadani, a jeté une pierre dans la mare, en affirmant que le Sahara occidental, sujet à un long conflit politico-militaire entre le Maroc et le Front Polisario, était « bien marocain ».

Il a également rappelé que l’Algérie avait « dépensé des sommes énormes » pour aider le Front Polisario… « des sommes qui  devaient plutôt servir à contribuer au développement » de son pays. Cette déclaration, qui tranche avec la position officielle d’Alger depuis les années 1970, a suscité un certain intérêt au Maroc, laissant espérer un changement dans l’approche du conflit par le voisin de l’est.

Le premier à réagir aux propos de M. Sâadani a été le porte-parole du gouvernement algérien, Hassan Rabehi, qui a fait remarquer que « les déclarations de Sâadani ne concernent que lui ».  Rejoignant la position de son gouvernement, le Président de la République fraîchement élu, Abdelmajid Tebboune, a rappelé que la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie n’avait aucun rapport avec le conflit du Sahara occidental. Il faut en effet rappeler que cette décision avait été prise de façon unilatérale par le Maroc en réponse aux attentats de Marrakech de 1994. Le Royaume Chérifien avait alors accusé les services secrets algériens d’avoir fomenté les attaques compte tenu de l’origine des assaillants.

Pour Abdelmajid Tebboune, Rabat doit des excuses au peuple algérien… condition sine qua non pour l’ouverture des frontières.

Maroc : une main tendue au voisin de l’est

Du côté marocain, le Roi Mohammed VI a appelé le président algérien fraîchement élu à « ouvrir une nouvelle page » dans un message de félicitation. Le souverain marocain a également appelé à la mise en place d’un discours « constructif » pour donner un nouvel élan aux relations bilatérales.

Quelques mois plus tôt, le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, avait déjà exprimé dans un entretien accordé à France 24 son regret de voir « un conflit hérité de la Guerre froide » entamer les relations entre deux pays voisins.

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