Le FMI n'apportera pas son soutien à la Tunisie tant que sa nouvelle équipe gouvernementale n’est pas mise en place
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 3 janvier 2020 Dernière mise à jour le Vendredi 3 Janvier 2020 à 15:27

Le représentant résident du Fonds Monétaire International en Tunisie, Jérôme Vacher, a indiqué que les discussions pour une 6ème revue du programme du Fonds ne débuteront qu’une fois la nouvelle équipe gouvernementale constituée.

Le représentant résident du Fonds Monétaire International (FMI) en Tunisie, M. Jérôme Vacher, a accordé une interview au portail boursier ilBoursa.com, publiée sur le site le 18 décembre 2019. Dans cette interview, Jérôme Vacher indique que les discussions pour une 6ème revue du programme du Fonds pour la Tunisie nont pas encore débuté. 

Elles sengageront avec la nouvelle équipe gouvernementale, lorsque celle-ci aura été constituée. Jérôme Vacher a rappelé que le Mécanisme Elargi de Crédit (MEC), débuté en mai 2016 pour une durée de 4 ans et un montant total de 2,9 Mds USD (réévalué depuis à 2,7 Mds USD), a pris du retard : seules 5 revues ont été validées à ce jour, donnant lieu à des décaissements dun montant total de 1,6 Md USD. 

Cela représente un écart de 1,1 Md USD par rapport à lenveloppe financière initiale, alors que le programme du FMI est censé prendre fin dans 4 mois. 

Selon le représentant résident du FMI, cela est dû aux retards pris dans la mise en œuvre des réformes demandées. Depuis, la validation de la 5ème revue, le FMI a effectué deux visites techniques et informelles en Tunisie, en juillet puis en octobre 2019. Celle doctobre visait à mieux comprendre dune part les dernières évolutions en matière dexécution budgétaire, et dautre part le Projet de Loi de Finances (PLF) 2020 en cours de préparation. 

Jérôme Vacher reconnaît les efforts réalisés par les autorités tunisiennes pour réduire le déficit budgétaire, aussi bien sur le plan des recettes fiscales (en forte hausse en 2018 et en 2019) quen termes de dépenses publiques. Toutefois, la composition des dépenses publiques demeure problématique selon lui : les dépenses de fonctionnement sont trop importantes par rapport aux dépenses davenir (linvestissement public et les dépenses sociales). 

Cest notamment le cas de la masse salariale dans la fonction publique (qui demeure orientée à la hausse et atteindrait 15,1% du PIB en 2020 selon le PLF 2020) et des subventions énergétiques (même si elles diminueraient à 4,18 Mds TND en 2020). 

Par ailleurs, Jérôme Vacher note des progrès en matière de politique monétaire (notamment dans le cadre de la lutte contre linflation) et de politique de change (flexibilisation du taux de change). 

En revanche, la réforme des entreprises publiques na pas encore été initiée, « ce qui affecte la compétitivité de léconomie tunisienne dans son ensemble ». 2020 serait lannée idoine pour lancer cette réforme selon le représentant résident du FMI. In fine, le FMI serait prêt à apporter son soutien au pays dans le cadre dun programme permettant « davoir plus de stabilité macroéconomique et financière et, à terme, datteindre une croissance plus soutenable et inclusive » (rappelant ainsi limportance que le FMI accorde aux politiques sociales envers les populations vulnérables). 

Selon Jérôme Vacher, lune des conditions à cette fin est « la capacité et la détermination dun gouvernement à prendre des engagements ». 

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