Le Maroc interdit les crypto monnaies
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 10 janvier 2020 Dernière mise à jour le Vendredi 10 Janvier 2020 à 13:51

Tout comme l’Algérie ou la Chine, le Maroc a annoncé l’interdiction des crypto monnaies sur son territoire. Quelle sera la portée d’une telle décision ?

Même si les gouvernements, banques et entreprises ne nient pas l’importance des crypto monnaies, largement popularisées ces dernières années, certains ne sont cependant pas prêts à l’accueillir. C’est notamment le cas du Maroc qui a récemment annoncé l’interdiction des transactions en cybermonnaie dans le royaume. Pourquoi cette décision ? Décryptage avec Ecomnews Med.

Des risques importants encourus par les utilisateurs du bitcoin, mais pas que…

Le Maroc a dit non aux crypto-monnaies ! Les autorités du pays ne sont pas passées par quatre chemins pour annoncer l’interdiction des transactions en bitcoin dans le royaume, après que la société de services numériques MTDS s’est dite ouverte et favorable aux transferts en crypto monnaie pour le règlement de ses services.

L’Office national des changes du Maroc a justifié sa décision par des « des risques importants » liés à l’utilisation de cette monnaie. L’institution s’appuie sur le fait que ces monnaies ne possèdent aucune définition juridique, ni aucune signature d’un quelconque État ou institution. En outre, elles ne sont régies par aucune banque centrale et constituent, aux yeux des autorités marocaines, un « système occulte permettant de contourner la législation nationale, très rigide quant aux transactions financières avec l’étranger », a relayé un article de l’hebdomadaire Jeune Afrique.

Des transactions passibles de sanctions et d’amendes

La valeur des monnaies virtuelles évoluent en fonction de l’offre et de la demande. Ainsi, elles représentent un véritable risque pour les détenteurs en cas de chute de la valeur, selon Hamza El Bouchtaoui, trader chez Société générale Maroc. Il a renchérit en expliquant que la réputation du bitcoin, souvent utilisé dans des transactions illicites sur le web, est l’un des nombreux facteurs qui expliquent l’interdiction des crypto monnaies au Maroc.

De son côté, l’Office des changes rappelle que des sanctions et amendes sont prévues à l’encontre des personnes qui seront impliquées dans des transactions effectuées via ces monnaies. Ainsi, pour toute activité liée à l’utilisation ou à la circulation de « signes monétaires ayant pour objet de suppléer ou de remplacer les monnaies ayant cours légal », les personnes concernées peuvent encourir jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et payer une amende allant de 44 à 1 767 euros, selon le droit pénal.

Mais, quelle sera la portée de cette interdiction ?

Le Maroc rejoint des pays comme la Chine, l’Algérie ou encore le Nigéria qui se sont également montrés hostiles aux crypto monnaies. En revanche, le royaume voit d’un bon œil l’adoption des projets de blockchain à usage professionnel ou institutionnel (dans le but de moderniser l’État). C’est dans ce cadre que la banque BMCE Bank of Africa et l’Association marocaine des exportateurs (Asmex) ont organisé, le 18 décembre, une conférence autour des « applications possibles pour le commerce extérieur au Maroc » de la technologie blockchain.

D’après une publication de Jeune Afrique sur le sujet, la blockchain fonctionne comme un registre distribué (décentralisé) et pourrait particulièrement profiter au secteur de la logistique ou simplifier les contraintes administratives et relatives à la traçabilité. Pourtant, « la crypto monnaie est l’une des applications de ces registres distribués », peut-on lire dans la suite de l’article. L’on se demande alors quelle sera la portée de l’interdiction des crypto  monnaies au Maroc. L’avenir nous le dira !

 

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