Tunisie : Le gouvernement de Habib Jemli n’a pas obtenu la confiance de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) le 10 janvier 2020
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Denys Bédarride
mardi 14 janvier 2020 Dernière mise à jour le Mardi 14 Janvier 2020 à 08:15

Le 10 janvier 2020, l’ARP a refusé la confiance au gouvernement de Habib Jemli. Seuls 72 députés sur 219 ont approuvé le gouvernement, alors que la majorité requise était de 109 voix.

 

Selon l’article 89 de la Constitution, le Président de la République Tunisienne Kaïs Saïed doit désormais engager « des consultations dans un délai de dix jours avec les partis politiques, les coalitions et les groupes parlementaires (NB : date limite le 20 janvier 2020), en vue de charger la personnalité jugée la plus apte de former un gouvernement dans un délai maximum d’un mois » (NB : donc le 20 février 2020 au plus tard).

« Si, dans les quatre mois suivant la première désignation, les membres de l’Assemblée des représentants du peuple n’ont pas accordé la confiance au gouvernement, le Président de la République peut décider la dissolution de l’Assemblée des représentants du peuple et l’organisation de nouvelles élections législatives dans un délai d’au moins quarante-cinq jours et ne dépassant pas quatre-vingt-dix jours. »

Le Chef du gouvernement Habib Jemli a déclaré :

« J’achève cette expérience épuisante avec fierté et je reprends ma vie privée en ayant la conscience tranquille et en toute sérénité. J’espère un meilleur avenir pour la Tunisie plein de liberté, de justice et de prospérité ». Le parti d’obédience islamiste Ennahdha, arrivé en tête des élections législatives en octobre 2019, accepte « démocratiquement » le vote de l’ARP, et appelle Kaïs Saïed, à former un gouvernement consensuel d’union nationale.

Le parti Qalb Tounes, arrivé en 2ème position lors des élections législatives, s’est dit favorable à « la formation d’un gouvernement de salut national qui répond aux attentes des Tunisiens sans exclusion, et qui privilégie l’intérêt national ». Le gouvernement doit réaliser un programme dans le but de « relancer l’économie nationale » (…), « lutter contre la pauvreté et la marginalisation des catégories sociales et des régions », mais aussi « réaliser la justice sociale ».

Le président de Qalb Tounes a annoncé que son parti allait présenter une initiative nationale « soutenue et représentée par plus de 90 députés », puis des concertations seront menées avec la Président de la République Tunisienne.

Enfin, la l’organisation syndicale patronale Utica (Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat) réitère son souhait d’une personnalité indépendante à la tête du prochain gouvernement.

Celle-ci doit bénéficier « de la confiance des différentes forces nationales » et disposer « d’un rayonnement national et international afin de pouvoir faire face aux défis auxquels fait face la Tunisie ».

Source : Service Économique Régional Tunisie-Libye // Economic Service Tunisia-Libya

Ambassade de France en Tunisie // French Embassy in Tunisia

 

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