Algérie : Les patrons algériens lancent un cri d’alarme au gouvernement
#Actualite #BuzzNews #Decideurs #Economie #EnDirectDe #Entreprises #Institutions #Politique #VieDesEntreprises #ALGERIE
Rédaction Ecomnews Med
mercredi 15 janvier 2020 Dernière mise à jour le Mercredi 15 Janvier 2020 à 07:49

Le Forum des Chefs d’Entreprises, principale organisation patronale privée algérienne demande à l’État de prendre des mesures d’urgence et courageuses pour sauvegarder les entreprises en difficulté et encourager les investissements.

Dans un document sur le point d’être remis au nouveau chef du gouvernement, Abdelaziz Djerad, le FCE propose l’introduction d’allègements fiscaux dans le cadre d’une loi de finances complémentaires pour l’année en cours. 

L’organisation suggère par ailleurs, la mise en place d’un moratoire sur le rééchelonnement des dettes des entreprises, à court et moyen terme. 

En matière de financement, le FCE estime que les banques publiques doivent faire un effort pour faciliter l’octroi de crédits d’investissements et suggère la mise en place d’un dispositif pour le traitement des découverts, qui atteignent 30% du chiffre d’affaires de certaine sociétés.

Le Forum réclame en outre, la suppression d’une mesure restrictive de septembre dernier sur le règlement des crédits à l’importation des intrants industriels. 

Plus globalement, les patrons algériens pensent qu’il faut repenser la politique économique afin de renforcer sa résilience face à la volatilité des prix des hydrocarbures, qui constituent la principale ressource financière du pays. 

Dans son document, le FCE souligne que les politiques basées sur la dépense publique n’ont produit qu’une croissance modeste.

Le tissu économique comprend selon lui, des entreprises publiques déliquescentes et un secteur privé composé essentiellement de petites et moyennes entreprises, encore vulnérables face à la compétition internationale. 

Dans une récente interview, le nouveau président du FCE, Samy Agli a fait savoir que « 65 000 emplois ont été perdus et que 60% du tissu économique est sinistré », précisant que le secteur du bâtiment et des travaux publics est le premier touché par la crise car il dépend directement de la commande publique. 

Le premier groupe BTPH du pays appartient à Ali Haddad. L’ancien président du FCE est actuellement en détention avec d’autres oligarques jugés dans de graves affaires de corruption dans la passation des marchés publics. 

Il y a quelques jours, ses 5000 employés ont adressé une lettre au président de la république, Abdelmadjid Tebboune pour l’alerter sur leur situation et réclamer le versement de leurs salaires, suspendu en juin dernier, suite au gel des activités du groupe. 

 

Par Samia Lokmane

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *