Haut-Commissariat aux Comptes : Focus sur les MRE de retour au Maroc
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 17 janvier 2020 Dernière mise à jour le Vendredi 17 Janvier 2020 à 15:19

Ecomnews Med vous propose une évaluation du dernier rapport du Haut-Commissariat aux Comptes sur les MRE retournés au Maroc pour s’y installer définitivement.

Selon un récent rapport du Haut-Commissariat aux Comptes (HCP), environ 190 000 migrants marocains sont retournés de façon permanente dans leur pays d’origine au cours des 20 dernières années. Retour avec Ecomnews Med sur les faits marquants de cette enquête.

Le rapport du HCP en chiffres

L’enquête menée par le HCP, présidé par l’ex ministre d’Etat Marocain Ahmed Lehlimi, indique que 81,2 % des rapatriés se sont installés en milieu urbain, notamment dans les régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kenitra et Béni-Mellal-Khenifra. Les régions de Marrakech-Safi, Orientale et Tanger-Tétouan-El Hoceima, quant à elles, ne concentrent que 10% des MRE qui sont revenus au Maroc de manière définitive.

Sur la base d’un échantillon de 4 635 individus, l’analyse indique que cette vague d’immigration vers le pays d’origine touche toutes les catégories d’âge. En effet, 52,5% des personnes concernées sont âgées de 15 à 39 ans, 16,4% ont entre 40 et 49 ans, tandis que le pourcentage de ceux qui ont la cinquantaine (entre 50 et 59 ans) est de 14,6%.

Les plus de 60 ans représentent 16,5 % des répondants. Selon le HCP, la diaspora marocaine rapatriée provient principalement de France (32%), d’Italie (22,2%) et d’Espagne (19,1%).

Retour des MRE : quel impact sur l’économie marocaine ?

Les motivations du retour au pays pour les MRE sont diverses. Dans son rapport, le HCP annonce qu’elles comprennent la réunification familiale, le mal du pays, la retraite, le mariage ou des préoccupations juridiques liées aux procédures d’expulsion ou de refoulement.

Malgré certaines difficultés décourageant toute tentative de placement, telles que le manque de fonds (36%), les contraintes administratives (15,6%), le système fiscal (12%), la corruption (9,5%) et le manque d’expérience (6%), 14% de ces personnes ont décidé de mettre en place des projets sur le territoire de leurs ancêtres. Les principaux secteurs visés sont le commerce (25,4 %), l’agriculture (17,3 %), les cafés et restaurants (11,4 %), l’immobilier (8,7 %), la construction (6,7 %) et l’industrie (2,9 %).

 

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