Moyen-Orient/Afrique du Nord : Ce qu'il ne fallait pas rater de l'actualité économique de cette semaine
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Denys Bédarride
jeudi 27 février 2020 Dernière mise à jour le Jeudi 27 Février 2020 à 08:37

Découvrez le condensé de l’actualité économique de la région MENA cette semaine réalisé avec l’appui du Service Economique Régional de Beyrouth avec le concours des Services Economiques de la région (Amman, Bagdad, Erbil, Jérusalem, Le Caire, Téhéran et Tel Aviv).

 

  

L’actualité économique de l’Egypte 

D’après le Ministère de la Planification et du Développement économique, le taux de croissance du PIB s’est établi à 5,6% au premier semestre de l’année fiscale en cours, contre 5,4% au terme du premier semestre de l’exercice 2018-2019.

D’après l’agence nationale des statistiques (CAPMAS), le taux de chomage a été ramené de 8,9% au quatrième trimestre de l’année 2018 à 8% au quatrième trimestre de l’année 2019. Il a été ramené en moyenne de 9,9% en 2018 à 7,9% en 2019.

La Banque Centrale a émis ce 18 février des obligations (T-Bonds) à 3 et 7 ans libellées en livres égyptiennes, pour un montant de 7 Mds EGP. L’adjudication s’est conclue à des taux d’intérêt moyens de 13,810% et 13,837% contre 13,774% et 13,847% le 21 janvier dernier.

Après 4 ans d’interruption, les vols britanniques à destination de la station balnéaire de Sharm El Sheikh ont officiellement repris après la levée de l’embargo par le Gouvernement britannique en octobre 2019 conséquence de l’attentat contre l’avion de la compagnie russe

D’après le Foreign Office, le nombre de touristes britanniques ayant visité l’Egypte en 2018 était estimé à 415 000 contre près d’un million en 2015.

 le caire

L’actualité économique d’Israël 

D’après les chiffres révisés et publiés par le Bureau Central des Statistiques, la croissance en volume du PIB s’est établie 3,5% en 2019 contre 3,3% lors de la première estimation.

D’après le Bureau Central des Statistiques, l’inflation calculée en glissement annuel s’établissait à 0,3% à la fin du mois de janvier 2020.

D’après le ministère de l’Energie, le montant total des redevances du gaz naturel a été ramené de 878 M de NIS soit 244M$ en 2018 à 864 M de NIS en 2019 soit 242M$.

L’actualité économique du Liban

La croissance en volume de l’indicateur synthétique (Coincident Indicator) de la Banque du Liban, qui est construit autour de 11 indicateurs, a été ramenée de 0,6% en 2018 à -4,9% en 2019.

D’après les derniers chiffres de l’Administration Centrale des Statistiques (ACS), la croissance en volume du PIB a été négative à hauteur de -1,9% au cours de 2018 et de -3,7% entre le premier semestre de 2019 et le premier semestre de 2018.

D’après les derniers chiffres de l’Administration Centrale des Statistiques (ACS), compte tenu du ralentissement encore plus prononcé de l’activité économique au cours du deuxième semestre 2019, la contraction du PIB se situerait entre -5% et -10% sur l’année pleine.

Calculée en glissement annuel par l’Administration Centrale des Statistiques, l’inflation s’établissait à 10,04% à la fin du mois de janvier 2020.

D’après le bilan que la Banque du Liban publie tous les 15 jours, le montant de ses avoirs bruts en devises a été ramené de 36,66 Mds$ le 31 janvier à 36,18 Mds$ le 15 février. Les réserves ont diminué de près de 1,9 Md$ depuis le 1er décembre 2019 soit 38,01 Mds$.

Le trafic passagers de l’Aéroport International de Beyrouth a diminué de 14,5% entre janvier 2019 (601 335) et janvier 2020 (514 337). C’est son niveau le plus faible depuis janvier 2014 (449 522). Quant au trafic «fret», il a diminué de 23,7% dans le même temps.

Les livraisons de ciment ont chuté de 31,9% en 2019 après une baisse de 8,7% en 2018. Ce qui est une mauvaise nouvelle pour l’activité économique du pays.

D’après l’Association des Importateurs de Voitures au Liban, les ventes de voitures neuves au Liban ont été ramenées de 1838 au mois de janvier 2019 à 979 au mois de janvier 2020, soit une baisse de 46,7%. Comparée au mois de janvier 2018, la baisse atteint 60,7%. 

Considéré comme une valeur refuge dans cette période de crise économique et financière et dans un contexte de défiance vis-à-vis du secteur bancaire, le secteur de l’#immobilier connait une forte croissance en ce début d’année.

Le secteur de l’immobilier connait une forte croissance en ce début d’année. Ainsi, le nombre et le montant des transactions immobilières ont augmenté respectivement de 27,3% et de 50% entre le mois de janvier 2019 et le mois de janvier 2020.

L’actualité économique de la Palestine

Les Autorités israéliennes ont annoncé le 18 février la suspension officielle de l’interdiction pour les Palestiniens d’importer du bétail. Cette décision devrait être suivie de la réactivation et/ou de l’émission de licenses d’importations dans plusieurs secteurs.

Les Autorités israéliennes ont annoncé un assouplissement des mesures de blocus de Gaza. La zone de pêche est à nouveau étendue à 15 miles nautiques et 2 000 permis de passage supplémentaires seront accordés aux commerçants et ouvriers soit 7 000 permis. #Israel

Les Autorités israéliennes ont annoncé un assouplissement des mesures de blocus de Gaza. Elles ont accordé 2 000 permis de passage supplémentaires aux commerçants et ouvriers soit 7 000 permis, niveau le plus élevé jamais atteint depuis l’arrivée du Hamas au pouvoir

 L’actualité économique de l’Irak

Le département d’Etat américain a prorogé de 45 jours le 12 février le waiver octroyé à l’Irak pour l’importation d’énergie en provenance d’Iran, tout en requérant une diversification des sources d’approvisionnement.

En 2019, l’Irak a importé l’équivalent de 1,6 GW d’électricité en provenance d’#Iran et 700 M pc/j permettant de générer 3,0 GW additionnels d’électricité à partir des centrales thermiques irakiennes.

L’actualité économique de l’Iran

D’après l’Agence Internationale de l’Enrgie (AIE), la production moyenne de pétrole brut aurait été ramenée de 2,72M b/j en janvier 2019 à 2,06M b/j en janvier 2020, soit une baisse de 24,3% en glissement annuel.

La Compagnie nationale du Pétrole (NIOC) a organisé 2 nouvelles sessions de vente de pétrole brut via l’IRENEX. 2 millions de baril «lourd» et deux millions barils «léger» auraient été proposés à un prix unitaire de 46,19$ et de 47,69$. Aucun client ne se serait manifesté. 

La Compagnie nationale pour la Distribution des Produits pétroliers NIOPDC a organisé 32 nouvelles sessions de vente d’essence. 1 172 000 tonnes «onshore» ainsi que 7 080 000 barils «offshore» auraient été proposés à un prix respectif de 495,96$ la tonne et 56,10$ le baril

L’Iran a organisé 32 nouvelles sessions de vente d’essence. 1 172 000 tonnes onshore ainsi que 7 080 000 barils offshore auraient été proposés à un prix respectif de 495,96$ la tonne et 56,10$ le baril. Un seul lot «onshore» de 25 000 tonnes aurait été vendu à un prix de 490$.

D’après EA Gibson, la capacité de stockage en mer de pétrole brut serait passée de 31 navires (28 VLCC et 3 Suezmax) à la fin décembre 2019 à 32 navires (29 VLCC et 3 Suezmax) à la fin janvier 2020, pour un total de 69,8 Mb à la fin du mois de janvier 2020.

Le montant total de la dette du secteur public au système bancaire (Banque centrale, banques et établissements de crédit non bancaires) serait passé de 3 028 trillions IRR soit 28,5 Mds$ à la fin 2018 à 3 879 trillions IRR soit 29,4 Mds$ à la fin 2019, soit +28% en un an.

Selon la Banque centrale, la dette du secteur privé au secteur bancaire aurait augmenté de 19% à 14 401 trillions IRR entre 2018 et 2019.

D’après la Banque Centrale, le montant total de la dette des banques et des établissements de crédit auprès de la Banque Centrale aurait été ramené de 1 498 trillions IRR (soit 14,1 Mds $) à la fin 2018 à 1 114 trillions IRR soit 8,4 Mds $ à la fin 2019, soit -25,6%.

D’après la Banque Centrale, le montant total de la dette extérieure aurait été ramené de 10,034 Mds$ à la fin de l’année 2018 soit à 9,053 Mds $ à la fin de l’année 2019, soit une baisse dans des proportions voisines de 9,8% en glissement annuel.

D’après l’Iran Airports Company, le trafic passagers des aéroports serait stable à 43,4 millions de personnes entre la fin des 10 premiers mois de 2018/2019 et la fin des 10 premiers mois de 2019/2020. Le fret aérien aurait augmenté dans des proportions de 1% à 436,5 tonnes

 

 

Source : Le Service Economique Régional de Beyrouth avec le concours des Services Economiques de la région (Amman, Bagdad, Erbil, Jérusalem, Le Caire, Téhéran et Tel Aviv). Ambassade de France au Liban

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