Abdelaziz Bouteflika, du pouvoir absolu à la disgrâce, histoire d'un homme qui aura marqué l'Algérie
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Janos Fernandez
mercredi 4 mars 2020 Dernière mise à jour le Mercredi 4 Mars 2020 à 08:46

Lapalissade ou paradoxe, les dirigeants qui règnent sans partage acquièrent lors de leur chute une importance parfois plus grande que celle acquise durant leurs années d’exercice du pouvoir. Et il est ironique de voir que même fortement diminué, Abdelaziz Bouteflika a continué à marquer l’histoire algérienne par le refus inspiré au peuple de suivre ses successeurs…

 

Sans Bouteflika, pas d’Hirak. Sans Bouteflika, pas d’Algérie sans doute tant il a marqué le pays durant ses vingt ans de règne.

Deux ouvrages récemment parus Bouteflika, l’histoire secrète de Farid Alilat aux Editions du Rocher et Histoire secrète de la chute de Bouteflika de Naoufel Brahimi El Mili chez l’Archipel, reviennent sur le parcours d’un homme qui depuis sa jeunesse dans le maquis du FLN ne rêve que de devenir Président.

 

 

Car s’il fallait retenir un terme pour caractériser cet homme, c’est «  assoiffé de pouvoir », depuis les premières années de l’indépendance  jusqu’à la conquête de la fonction présidentielle en 1999, sur une Algérie à nouveau fumante de ses batailles fratricides.

Et le pouvoir, il le gardera pendant vingt ans. Calculateur, suspicieux, il sait jouer des rivalités, qu’elles soient entre la police et les militaires mais aussi avec ses ennemis politiques ou même sa famille.

 

Pour Abdelaziz Bouteflika, le pouvoir est une fin en soi, pas un moyen et ses collaborateurs ont indiqué à plusieurs reprises qu’il était plus intéressé par sa légende personnelle et par la puissance conférée par la fonction que la fonction elle-même.

Et jusqu’au coeur de ses affaiblissements, de ses AVC, il n’a jamais voulu renoncer à la fonction.

Jusqu’à la clameur de la rue qui l’a chassé, sa présence même a provoqué luttes internes et coups de poignards au sein de son entourage, de ses successeurs.

 

Jusqu’à sa fin infâmante et le déclenchement du Hirak, Abdelaziz Bouteflika aura été moteur de l ‘Algérie, la faisant avancer en lui donnant les moyens de changer par sa seule présence. Qu’elle soit bienvenue ou honnie…

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