Quelles sont les conséquences du coronavirus sur l’économie algérienne ?
#Actualite #AnalyseEconomique #AvisDExperts #BuzzNews #Economie #ALGERIE
Rédaction Ecomnews Med
mardi 17 mars 2020 Dernière mise à jour le Mardi 17 Mars 2020 à 06:27

Cet article fait le point sur les conséquences du coronavirus sur l’économie algérienne, et principalement la baisse du prix du baril de pétrole et des hydrocarbures.

Les prix du pétrole ont considérablement chuté suite à la propagation du coronavirus, mettant à mal l’économie algérienne qui dépend largement des hydrocarbures. Ainsi, le baril du Brent est passé sous la barre des 60 $, ce qui représente le prix le plus bas depuis 3 ans. Zoom sur les conséquences du coronavirus sur l’économie algérienne.

Les prix du pétrole en chute avec la propagation de l’épidémie

Les cours de pétrole ne cessent de chuter depuis l’apparition de l’épidémie du coronavirus. La baisse des prix du pétrole est l’une des causes directes du ralentissement de l’économie algérienne, induite par la propagation de l’épidémie. Il est à noter que le pays, déjà en difficulté, sera encore plus fragilisé : l’Algérie risque maintenant de basculer dans des crises économiques, politiques et sociales plus graves à cause de l’effondrement du prix du pétrole.

Plus globalement, l’OCDE prévient que le coronavirus pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’économie mondiale. L’Organisation de coopération et de développement économique alerte également que le virus chinois pourrait faire baisser la croissance mondiale à 2,4 % en 2020, au lieu des 2,9 % initialement prévus avant le début de l’épidémie. Il s’agit du niveau le plus bas depuis la crise financière mondiale de 2008-2009.

Algérie : une situation économique alarmante

L’Algérie est en situation alarmante puisqu’elle fait partie des pays producteurs de pétrole dont l’économie repose principalement sur la rente des hydrocarbures. Rappelons que les hydrocarbures dans ces pays représentent, à eux seuls, 98 % des recettes d’exportation et 60 % des recettes du budget.

Mohamed Arkab, le ministre de l’Énergie tente néanmoins de rassurer les citoyens dans une déclaration au site d’information Ennahar Online. « Je rassure le peuple algérien que la crise sera contenue », a-t-il affirmé en soulignant que son département travaille « jour et nuit pour faire face à cette crise qui a frappé les prix du pétrole, fortement affectés par la propagation du coronavirus ».

En outre, la crise économique mondiale aggravée par la propagation du virus chinois devrait inciter le gouvernement algérien à envisager d’autres investissements plus durables, notamment le tourisme et l’agriculture.

Des commerçants algériens dans l’incertitude

La Chine est le premier fournisseur de l’Algérie, avec plus de 7 milliards de dollars durant les onze premiers mois de 2019. Li Lianhe, l’ambassadeur de la République populaire de Chine, avait déclaré le 5 février que les liens existants entre la Chine et l’Algérie étaient des relations « de partenariat stratégique global ».

Il a également souligné que « les échanges commerciaux entre les deux pays n’ont pas été affectés par le nouveau coronavirus et se poursuivront normalement ».

Cette déclaration a été contredite par les commerçants et importateurs algériens. En effet, l’association algérienne des commerçants et artisans algériens (ANCA) avait souligné que des opérations d’importations ont été annulées.

Son président, Hadj Tahar Boulenouar, a précisé que les importations touchées par cette baisse concernent les fournitures scolaires, les articles vestimentaires et électroménagers, les pièces détachées ainsi que le mobilier. De plus un importateur algérien de mobilier chinois avait déclaré que « pour le moment, nous avons décidé de surseoir nos échanges avec nos partenaires chinois, d’autant que les vols d’Air Algérie sont suspendus ».

 

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *