Covid-19 : Les Etats membres de l’Union pour la Méditerranée renforcent leur coopération en termes de recherche et d’innovation pour lutter contre la pandémie 
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Denys Bédarride
vendredi 10 avril 2020 Dernière mise à jour le Vendredi 10 Avril 2020 à 07:52

Les États membres de l’Union pour la Méditerranée se sont réunis pour discuter des mesures à prendre pour faire face à la crise du COVID-19 dans le domaine de la recherche et l’innovation, par une approche stratégique de coopération régionale, afin d’accélérer la prise de décision en matière de soins de santé fondée sur des faits.

Consciente de la pression que le COVID-19 exerce sur les systèmes de santé, l’Union pour la Méditerranée (UpM) étudie les moyens d’accélérer et d’intensifier les actions dans le domaine de la recherche et de l’innovation. Il s’agissait notamment de l’objectif de la réunion virtuelle de la plateforme régionale de l’UpM sur la recherche et l’innovation, qui s’est tenue en début de semaine.

 

Le large éventail d’initiatives annoncées par la Commission européenne et les États membres de l’UpM a démontré le potentiel considérable de coopération régionale en termes de mise en place de plateformes collaboratives, de collecte et d’accès aux données cliniques, de création de bases de données communes et de développement conjoint de solutions de recherche industrielle et de traitements médicaux/vaccins. La nécessité d’une approche stratégique de coopération régionale concernant les implications socio-économiques a également été soulignée.

 

Le Secrétaire Général de l’UpM, Nasser Kamel, a déclaré : “Notre devoir est de veiller à ce qu’une vue d’ensemble complète des recherches entreprises dans la région soit rendue accessible par tous ceux qui sont impliqués dans la gestion de cette pandémie et dans les processus de décision en matière de santé. Ce cadre de coopération régionale comprendra également des initiatives de recherche sur le dérèglement climatique afin de prévenir et de contrôler efficacement la propagation d’éventuelles épidémies à venir“.

 

Les pays des deux rives de la Méditerranée ont partagé leurs actions dans le domaine de la recherche pour faire face à la pandémie mondiale du COVID-19, incluant des appels à propositions, des essais cliniques et des formations. 

 

La Commission européenne a souligné que la santé fait partie des secteurs prioritaires de l’actuelle Politique européenne de voisinage, à savoir les menaces sanitaires et les maladies transmissibles. L’UE a récemment attribué 18 nouveaux projets de recherche pour un montant de 48,5 millions d’€, impliquant 140 équipes de recherche de toute l’UE et au-delà, pour faire face au COVID-19. 

 

En Jordanie, les universités ont lancé le “Teach yourself initiative” pour faire collaborer les étudiants, les médecins et les chercheurs par le biais de l’enseignement à distance. En France, la plateforme “REACTing” rassemble un réseau collaboratif pluridisciplinaire d’institutions de recherche travaillant sur les maladies infectieuses émergentes pour se préparer à répondre aux épidémies. 

 

L’Espagne a récemment lancé un programme en urgence de recherche pour accélérer l’obtention de résultats applicables à la situation actuelle, et un fond de 500 millions d’euros pour les PME afin d’accélérer la mise en place de systèmes de production. 

 

La Tunisie a mis en place un comité scientifique pluridisciplinaire impliquant des experts de l’éducation et de la santé qui notamment lancé une ligne de production de ventilateurs et de masques dans une université d’ingénieurs.

 

Les participants ont assuré le suivi des sujets qui avaient été précédemment identifiés par la plateforme de l’UpM, notamment les contributions visant à soutenir la région dans ses efforts pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD). Ils ont convenu que la crise actuelle influencera les priorités de la coopération dans le domaine de la recherche pour la région. 

 

Ainsi, les Etats-Membres vont identifier les thématiques plus spécifiques dans les domaines tels que le changement climatique et les énergies renouvelables, en allant au-delà des initiatives d’études actuelles liées à l’eau et à l’alimentation (PRIMA), au secteur de l’économie bleue et aux migrations.

 

La réunion a été introduite et conclue par le Secrétaire Général de l’UpM, Nasser Kamel, et co-présidée par Maria Cristina Russo, Directrice de la coopération internationale à la Direction Générale de la recherche et de l’innovation de la Commission européenne et Arafah Dia-Eddin, Secrétaire Général du Conseil supérieur pour la science et la technologie de Jordanie.

 

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