Moyen-Orient/Afrique du Nord : Ce qu'il ne fallait pas rater de l'actualité économique de cette semaine 5
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Denys Bédarride
mercredi 22 avril 2020 Dernière mise à jour le Mercredi 22 Avril 2020 à 06:21

Découvrez le condensé de l’actualité économique de la région MENA cette semaine réalisé avec l’appui du Service Economique Régional de Beyrouth avec le concours des Services Economiques de la région (Amman, Bagdad, Erbil, Jérusalem, Le Caire, Téhéran et Tel Aviv).

 

L’actualité économique de l’Egypte

 

Le FMI vient de réviser ses prévisions macroéconomiques pour 2019/2020 et 2020/2021 : le taux de croissance devrait être ramené à 2% cette année et à 2,8% l’année prochaine (contre 5,9% et 6% prévus précédemment). Le déficit courant devrait passer de 4,3% à 4,5% du PIB

 

le Ministère des Finances a maintenu sa prévision de croissance pour 2020/2021 à 4,5%. Les cibles de dette et de déficit publics inscrites au projet de loi de finances restent pour l’instant inchangées : 82,8% du PIB et 6,3% du PIB respectivement.

 

Le Ministère du Plan a ramené sa prévision de recettes touristiques pour l’année fiscale en cours de 16 Mds$ à 11 Mds$. Elles s’étaient établies à 12,6 Mds$ pour l’année 2018/2019.

 

D’après la Banque Centrale, le montant des transferts d’épargne des expatriés est passé de 3,9 Mds$ au cours des deux premiers mois de l’année 2019 à 5,2 Mds$ au cours des deux premiers mois de l’année 2020, soit une augmentation de 33%.

 

D’après la General Organization for Import and Export Control (GOIEC), le montant des importations (hors-hydrocarbures) a été ramené de 18,2 Mds$ au premier trimestre 2019 à 13,8 Mds$ au premier trimestre 2020, soit une diminution de 24%.

 

Sur décision du Ministère du Pétrole, les exportations de GNL ont été suspendues jusqu’à la troisième semaine de juillet, en raison de cours tarifaires en-dessous du prix plancher fixé à 5$/Mbtu.

 

Le comité en charge du mécanisme d’indexation des tarifs des produits pétroliers a décidé de diminuer les tarifs de l’essence d’un peu plus de 3% en moyenne (-0,25 d’EGP/litre) et d’un peu plus de 8% pour le mazout (-350 d’EGP/tonne). Le tarif du diesel reste inchangé.

 

L’introduction en Bourse de la Banque du Caire a été officiellement reportée, à une date indéterminée, en raison des conditions de marché défavorables. L’Offre Publique de Vente devait intervenir ce mois-ci et portait sur 20 à 30% des parts de la 3ème banque publique.

 

Les dernières adjudications de Bons du Trésor ont connu cette semaine des résultats améliorés : celle à 1 an a été couverte à 100%, celle à 9 mois à 100%, celle à 3 mois à 73% et celle à 6 mois a été couverte à 72%.

 

D’après l’enquête conduite par Ernst&Young, le coefficient d’occupation des hôtels 4 et 5 «étoiles» au Caire est passé de 76,8% au cours des deux premiers mois de l’année 2019 à 79% au cours des deux premiers mois de l’année 2020.

 

L’actualité économique d’Israël

 

Le FMI a fortement dégradé les prévisions économiques pour 2020. L’économie devrait connaître une récession de 6,3% en 2020 contre une croissance de 3,1% dans les prévisions d’octobre 2019 avant un rebond en 2021 (+5%).

 

Israel : Benjamin Netanyahu est prêt à rouvrir des activités importantes de l’économie du pays si elles respectent les directives du Ministère de la santé à travers un Plan “Pilote” ainsi qu’une ouverture limitée des commerces. 

 

Le FMI a fortement dégradé les prévisions économiques pour 2020. Le taux de chômage est estimé à 12% contre 4%, l’inflation à -1,9% contre 1,3%, le déficit public à 10,2% du PIB contre 3,7%. L’excédent courant devrait être en revanche de 3,5% du PIB au lieu de 2,5%.

 

D’après la Caisse d’Assurance Nationale, le taux de chômage s’établissait à 26,1% le 16 avril contre 3,6% en janvier

 

La Banque centrale prévoit une contraction du PIB de 5,3% en 2020 puis une croissance de 8,7% en 2021. Le déficit public devrait atteindre 11% du PIB et la dette publique 75% du PIB en 2020. Elle table sur un taux de chômage de 6% en 2020.

 

Selon la Fédération des Chambres de Commerce israéliennes, l’impact du coronavirus sur le secteur privé (aviation exclue) est évalué à 43 Mds de NIS (11 Mds€) depuis début mars. Les secteurs les plus touchés sont ceux du tourisme et de la distribution non-alimentaire

 

Selon la Fédération des Chambres de Commerce israéliennes, les secteurs les plus touchés sont ceux du tourisme et de la distribution non-alimentaire, qui ont affiché une baisse de plus de 80% de leur chiffre d’affaires.

 

D’après le Bureau Central des Statistiques, l’inflation s’établissait à 0,4% en mars 2020. A noter un changement de méthodologie, le Bureau des statistiques ayant ignoré l’évolution des prix dans les secteurs du tourisme, du sport et de la culture.

 

L’actualité économique de la Jordanie

 

D’après le FMI, le PIB se contracterait de 3,7% en 2020 avant de croître de 3,7% en 2021. Le Fonds s’est montré prêt à fournir à la Jordanie une aide supplémentaire si besoin dans le cadre de l’Extended Fund Facility’ de 1,3 Md$ approuvé par le conseil du FMI en mars.

 

D’après les derniers chiffres publiés par la Banque Centrale, le montant des avoirs en devises s’est stabilisé à 15,4 Mds$ a la fin du mois de février 2020.

 

D’après le ministre des finances, le coût de la crise de Covid_19 est estimé à 1,8 Md$ par mois soit environ 4,3% du PIB par mois.

 

L’actualité économique du Liban

 

D’après le FMI, le PIB se serait contracté de 6,5% en 2019 et se contracterait de 12% en 2020. Le déficit courant passerait de -20,6% du PIB en 2019 à -12,6% en 2020. Quant à la dette publique brute, elle passerait de 172,2% du PIB en 2019 à 183,6% du PIB en 2020.

 

D’après le bilan de la Banque du Liban, le montant de ses avoirs bruts en devises a été ramené de 35,23 Mds$ le 31 mars à 34,68 Mds$ le 15 avril. Sur ce total, il faut y soustraire : 5,5 Mds$ d’euro-obligations libanaises, 7 Mds$ qui ont été prêtés au secteur bancaire.

 

D’après la Banque du Liban, le montant brut des transferts d’expatriés (« Expatriates Remittances ») de l’étranger vers le Liban est passé de 5,26 Mds$ au cours des neuf premiers mois de 2018 à 5,80 Mds$ au cours des neuf premiers mois de 2019, soit +10,2% sur un an.

 

D’après la Banque du Liban, le montant des transferts d’expatriés du Liban vers l’étranger a été ramené de 3,74 Mds$ à 3,48 Mds$ entre 2018 et 2019, soit une baisse de 6,8% sur un an.

 

Le montant des chèques compensés est passé de 9,8 Mds$ au cours des deux premiers mois de l’année 2019 à 12,5 Mds$ au cours des deux premiers mois de l’année 2020, soit une augmentation de 9%.

 

D’après l’enquête conduite par Ernst & Young, le coefficient d’occupation des hôtels 4 et 5 « étoiles» à Beyrouth a été ramené de 65% au cours des deux premiers mois de 2019 à 28% au cours des deux premiers mois de 2020, taux d’occupation le plus faible du Proche-Orient

 

Le trafic passagers de l’Aéroport International de Beyrouth a diminué de 33,4% entre le premier trimestre de 2019 (1 749 693) et le premier trimestre de 2020 (1 165 094).

 

Avec la fermerture de l’aéroport de Beyrouth décrétée le 18 mars 2020 et toujours en vigueur au moins jusqu’au 26 avril, le trafic passagers a diminué de 59% entre le mois de février et le mois de mars de cette année.

 

L’actualité économique de la Palestine

 

D’après le Bureau Central des Statistiques (PCBS), le nombre d’entreprises et ONG privées toujours opérationnelles pendant l’état d’urgence seraient de 37 340 soit 26%, sur un total de 143 000, employant 105 345 personnes soit 25% sur un total de 425 000.

 

 

L’indice des prix à la consommation a augmenté de 1,11% en mars 2020 par rapport à mars 2019 (+3,36% à Jérusalem Est, +1,06% en Cisjordanie, et +0,03% à Gaza).

 

L’indice des prix à la consommation a augmenté de 1,11% en mars 2020 en raison de l’augmentation des prix des légumes secs de +30,17%, en particulier l’oignon et la hausse de prix du poulet frais de +10,48%, des pommes de terre +4,99%, fruits frais (+3,85%) et œufs.

 

L’indice de production industrielle IPI a atteint 114,49 en février 2020, en augmentation de 16,48% par rapport à février 2019. Il est de 110,92 en moyenne au cours des deux premiers mois 2020, en augmentation de 14,46% par rapport aux deux premiers mois 2019 (96,91).

 

L’indice de production industrielle IPI pour février 2020 a augmenté en raison de l’augmentation des activités du secteur de l’énergie de 34,48% et du secteur de l’industrie de 13,08% par rapport à février 2019.

 

L’actualité économique de l’Irak

 

D’après les dernières prévisions du FMI, l’Irak entrerait en récession en 2020 (-4,7%) après +3,9% en 2019. Calculée en moyenne, l’inflation redeviendrait positive (0,8%) après -0,2% en 2019.

 

D’après les chiffres publiés par Irak Body Count, le nombre des victimes de la violence aurait été ramené de 717 au cours des trois premiers mois de l’année 2019 à 334 au cours des trois premiers mois de l’année 2020, soit une baisse voisine de 53%.

 

Le couvre-feu est prolongé jusqu’au 24 avril pour l’Irak fédéral, et jusqu’au 2 mai pour le Kurdistan.

 

Fitch Ratings a confirmé la note de défaut émetteur (Issuer Default Ratings – IDR) à long terme en

devises de l’Irak (B-) mais a révisé la perspective de stable à négative.

 

L’actualité économique de l’Iran

 

D’après les dernières prévisions du FMI, le PIB en volume se serait contracté de -7,6% en 2019/2020 (-34,5% pour le secteur pétrolier, -1,2% pour le secteur non-pétrolier), soit une performance supérieure à celle estimée par le Fonds en octobre 2019 (-9,5%). 

 

Dans le sillage de la pandémie de covid_19, la croissance du PIB réel pour 2020/2021 se contracterait de -6% (-5,9% pour le secteur pétrolier, -6% pour le secteur non-pétrolier), contre +0,05% initialement prévu. 

 

Dans le sillage de la pandémie de Covid_19, l’inflation s’établirait à +41,1% sur 2019/2020 contre 35,9% initialement prévu et serait stable à +34,2% en 2020/2021. 

 

D’après l’Iran National Tax Administration, le montant des recettes fiscales perçues pour 2019/2020 se serait élevé à 1 430 trillions IRR soit 25,8 Mds$ au taux appliqué pour le budget de 2019- 2020, soit une exécution de 102% des prévisions de recettes fiscales inscrites

Sur décision du Conseil supérieur de l’Emploi, le salaire minimum journalier serait passé de 505 627 IRR ou 15 168 810 IRR par mois, soit 109,1$ au taux du marché libre en 2019/2020 à 611 809 IRR ou 18 354 270 IRR par mois, soit 115,7$ soit une hausse nominale de 21%. 

 

D’après les services de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et d’Agriculture d’Iran ICCIMA, l’indice du PMI aurait été ramené de 55,36 à la fin mars 2019 à 31,39 à la fin mars 2020 soit une dégradation de 23,97 points et son niveau le plus bas depuis avril 2019

 

D’après un rapport du Centre de recherche du Majles, le nombre des personnes infectées et des personnes décédées des suites du Covid_19 seraient respectivement de 8 à 10 fois et 2 fois supérieur à ceux officiellement communiqués par le ministère de la Santé

D’après un rapport du Centre de recherche du Majles, le nombre de personnes infectées et de personnes décédées des suites du Covid_19 seraient de 600 000 à 750 000 personnes infectées et 8 609 personnes décédées soit 2 fois supérieurs à celui communiqué par le Ministere

 

D’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la production de pétrole brut est passée de 2,78 M b/j en mars 2019 à 1,97 M b/j en mars 2020, soit une baisse de 29,1%. La production de pétrole brut de l’Iran tombe ainsi à son plus bas niveau depuis février 1987.

 

D’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE), s’agissant des exportations de pétrole brut, celles-ci tombent à des plus bas historiques au mois de mars, à 120 M b/j, soit une baisse de 57,1% en glissement mensuel et une baisse de 94,4% en glissement annuel.

 

D’après les données collationnées par EA Gibson, la capacité de stockage en mer de pétrole brut serait passée de 32 navires (29 VLCC et 3 Suezmax) à la fin février 2020 à 39 navires (32 VLCC et 7 Suezmax) à la fin mars 2020.

 

D’après les données collationnées par EA Gibson, la capacité de stockage en mer de pétrole brut serait passée de 32 navires à fin février 2020 à 39 navires à fin mars 2020. Le volume de pétrole brut stocké en mer serait passé de 64 Mb à 71 Mb, soit une hausse de 10,9%.

 

La Compagnie nationale pour la Distribution des produits Pétroliers a organisé 9 nouvelles sessions de vente d’essence via l’IRENEX. 180 000 tonnes onshore et 5 310 000 barils offshore auraient été proposés à un prix moyen respectif de 403$ la tonne et 14,34$ le baril.

 

 

Source : Le Service Economique Régional de Beyrouth Ambassade de France au Liban avec le concours des Services Economiques de la région (Amman, Bagdad, Erbil, Jérusalem, Le Caire, Téhéran et Tel Aviv).

 

 

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