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Denys Bédarride
jeudi 7 mai 2020 Dernière mise à jour le Jeudi 7 Mai 2020 à 17:25

En dépit des récentes agitations enregistrées sur le marché mondial du blé, l’Égypte devrait toujours tirer son épingle du jeu. C’est ce qu’a confié à l’Agence Ecofin, François Luguenot, analyste de marché. Explications

S’il est vrai qu’une éventuelle hausse des prix de la céréale pourrait être problématique pour le budget de l’exécutif, l’expert indique qu’il reste hypothétique d’envisager que le pays des pharaons arrive à manquer de blé en raison de son importance géostratégique.

En effet, l’Égypte est le premier marché mondial du blé avec une consommation de plus de 20 millions de tonnes et des importations tournant autour de 12 millions de tonnes. Ceci, grâce au programme de subventions du pain déployé par l’exécutif en faveur de plus de 71 millions de personnes. Et si la semaine dernière, la Russie a annoncé la suspension de ses exportations de la céréale jusqu’au 1er juillet, cela ne devrait avoir que très peu d’incidence sur les contrats déjà passés.

Selon les informations recueillies la semaine dernière par Reuters, l’Union russe des exportateurs de céréales a déjà indiqué qu’il n’y avait aucun risque concernant les contrats couvrant la période, mais-juin. Il faut souligner en outre que l’Égypte est un marché crucial pour la Russie en absorbant près du quart de ses expéditions.

Le pays est en effet le premier fournisseur de l’Autorité générale des approvisionnements (GASC) avec un volume de 17,5 millions de tonnes de blé sur les 6 dernières années, loin devant la France (4,1 millions de tonnes).      

Source Agence Ecofin mai 2020

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