L’Algérie doit faire face à une baisse très importante de ses réserves de change en raison de l’effondrement des prix du pétrole  
#Actualite #BuzzNews #Decideurs #Economie #Institutions #Politique #ALGERIE
Denys Bédarride
mercredi 13 mai 2020 Dernière mise à jour le Mercredi 13 Mai 2020 à 05:53

L’Algérie anticipe une baisse de ses réserves de change à 44,2 milliards $ pour la fin de l’année 2020, selon les estimations de la Loi de finances complémentaire (LFC) 2020. C’est ce qu’a indiqué récemment le ministre algérien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, sur les antennes de la radio nationale.

« Le niveau des réserves de change reculera de 51,6 milliards $ tel que fixé dans la Loi de finances actuelle à 44,2 milliards $ dans la Loi de finances complémentaire », a déclaré Ammar Belhimer. Ce qui équivaut à un recul du niveau de réserves de change de 14,34% par rapport aux prévisions initiales.

Ce niveau de réserves de change équivaut tout de même à une année d’importation, a souligné le ministre. La moyenne internationale se situe autour de trois mois d’importation.

Ammar Belhimer a par ailleurs révélé que la baisse enregistrée sur le marché pétrolier mondial devrait réduire de 7,5%, les exportations de l’Algérie au cours de l’année 2020. De ce fait, le gouvernement prévoit dans la LFC 2020 un recul des recettes des hydrocarbures à 20,6 milliards $ contre 37,4 milliards $ prévus dans la Loi de finances initiale de 2020.

Rappelons que l’économie algérienne reste encore fortement dépendante des exportations d’hydrocarbures. En 2019, celles-ci ont représenté 92,80% du volume global des exportations du pays.

La crise du covid-19 vient ainsi en rajouter aux incertitudes qui entouraient déjà le niveau des cours des hydrocarbures marqué par un recul enregistré depuis quelques années. Cette situation est fort préjudiciable pour les réserves de change de l’Algérie qui sont passées de 144,1 milliards $ à fin 2015 à 62 milliards $ à fin 2019 ; soit une baisse de 82,1 milliards $ en seulement quatre ans (2015 à 2019), équivalant à un recul de 56,97% des réserves sur cette période.

Source Agence Ecofin  

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *