Maroc : Le chômage en milieu urbain augmente fortement à cause du coronavirus 
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Denys Bédarride
vendredi 15 mai 2020 Dernière mise à jour le Vendredi 15 Mai 2020 à 15:09

Le taux de chômage urbain a augmenté au Maroc sur la période de 12 mois s’achevant le 31 mars 2020 pour atteindre 15,1%, peut-on lire dans un rapport du Haut-commissariat au plan (HCP) du Maroc. 

« Le taux de chômage est ainsi passé de 9,1% à 10,5% au niveau national, de 13,3% à 15,1% en milieu urbain et de 3,1% à 3,9% en milieu rural. Ce taux reste relativement élevé chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans avec 26,8%, les femmes (14,3%) et les diplômés (17,8%) », renseigne le document.

Ces données confirment une analyse faite le 29 avril 2020 par Fitch Ratings qui renseignait que le chaos économique provoqué par le Covid-19 associé à la sécheresse dans les régions agricoles du pays, ferait monter le taux de chômage avec à la clé, des risques de protestations sociales. Le HCP reconnaît en effet que le secteur agriculture, forêt et pêche a perdu 134 000 postes d’emplois, dont 104 000 en milieu rural et 30 000 en milieu urbain ; ce qui correspond à une baisse de 3,6% du volume d’emploi dans ce secteur.

Le Maroc, selon l’agence de notation, devra s’attendre à plus de pertes d’emplois cette année 2020, surtout si le secteur de l’automobile n’est pas relancé. Rien que dans les usines Renault, Fitch Ratings estime à 11 000 le nombre d’emplois menacés. A la fin du mois de mars 2020, le pays selon les chiffres du HCP comptait 1,29 million de chômeurs, dont 165 000 qui se sont ajoutés en zone urbaine.

A ces chômeurs, il faut associer des milliers de travailleurs inscrits à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), dont les salaires ont été suspendus en raison du covid-19. Ils vivent désormais des 2000 dirhams (185 euros) d’aide publique. Un montant en dessous du revenu moyen dans le pays en 2018. Dans un tel contexte, les remboursements de dettes bancaires seront difficiles.

Plusieurs centaines de milliers de particuliers font déjà partie du lot des 400 000 demandeurs d’un report du remboursement des dettes soumis aux banques commerciales. 

Rappelons qu’à la fin du mois de mars 2020, l’encours des crédits bancaires donnés aux particuliers et aux Marocains résidant à l’étranger était de 346,16 milliards de dirhams, selon des données de statistiques monétaires publiées par Bank Al-Maghrib (la Banque centrale).

Source Agence Ecofin mai 2020

 

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